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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
March 27, 2026
Gravel-cyclo semi-nocturne
Week-end bien occupé, notamment par le casse-tête de la finalisation du tracé de l’Occitanie 600 : obligé de faire pas mal de détours lors des dernières vérifications sur le terrain suite aux dégâts des dernières tempêtes sur les massifs et les pistes ou chemins coupés, qui dit détours dit plus de kilomètres, le « A bisto de nas » risque de ne pas passer auprès des participants si la trace fait 700 bornes ou 680 au lieu des 600, 650 par contre peut s’envisager, cela a d’ailleurs été le cas en 2025. Si tu arrondis 649,9999 à la centaine près, ça fait 600 … Loto de l’école dimanche, repas de famille samedi midi, pas d’obligation non plus de toute façon de rouler tous les week-ends, mais là il manquait juste 500 m de D+ pour le challenge Strava + 7500, je suis donc parti vendredi soir pour ça : les 500 m et un 100 km. Petit vent frais de Nord-Nord-Ouest ou Ouest-Nord-Ouest, température printanière en toute fin d’après-midi, je prends tout de même de quoi me couvrir ensuite. Je connais ces coins par cœur mais c’est toujours un plaisir de rouler vers le Frontonnais via Montjoire, la Forêt de Buzet, Vacquiers, la Forêt royale, les vignobles, chemins, pistes blanches ou herbeuses, bois, espaces dégagées alternent, le relief est là aussi … La Forêt royale de Vacquiers a été classée récemment Espace naturel sensible, cela met en avant sa valeur écologique et sa biodiversité et ça la protège. Je n’ai pas questionné les habitants du coin mais il n’y aucune trace historique qui explique cette dénomination de « royale ». Un castrum est attesté à Vacquiers au XIème siècle, le nom de la commune viendrait d’une famille seigneuriale locale. Les bois autour ont très bien pu donc être rattachés au domaine seigneurial puis royal, ce n’est qu’une hypothèse. Quelques zigs-zags dans les premiers 50 km pour profiter de ces jolis chemins et pistes et cumuler ces 500 m de D+, la suite sera faite sur du goudron pour aller récupérer le canal latéral à Saint-Jory (la route de Paris est à éviter à vélo en journée, elle est très passante et empruntée par de nombreux camions). Sur cette portion de canal latéral jusqu’à Toulouse, l’éclairage sur le vélo et quasi-inutile : les zones industrielles sont éclairées puissamment, les éclairages sont installés haut et balayent très larges …
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
March 21, 2026
Dernières vérifications, Occitanie 600 2026
Komoot, la vitesse moyenne est supérieure, le cumul de D+ aussi ... Dernières vérifications dans la Montagne Noire, elle est encore à l’honneur sur cette troisième édition de l’Occitanie 600, j’en parle souvent, le massif est superbe, varié, riche en possibilités de balades en tous genres. Dernières vérifications donc entre Arfons et le Pic de Nore avec trois lacs de la Montagne Noire (Lampy, Galaube, Laprade) et un bout de Rigole au programme … Peut-être la plus belle boucle vers le Pic de Nore que j’ai pu faire au départ du plateau (les hauteurs de la Montagne Noire par endroits peuvent être comparées à un plateau mais elles peuvent être très vallonnées), quelques passages où je n’étais jamais passé, d’autres où j’étais passé mais dans l’autre sens. Une belle alternance de chemins et de belles pistes pour rejoindre Pradelles-Cabardès à l’aller, un bout de Rigole de la Montagne Noire (elle est incontournable, et si agréable), la montée « classique » au Nore par la route, et au retour une succession de belles pistes blanches et grises, la descente depuis Nore avec un passage assez particulier comme je les aime, quelques bons raidards (le menu a été copieux, solide, ça se gagne) et la descente (incontournable) sur Arfons, passage au Mémorial de Fontbruno, le massif a été marqué par l’histoire … Le peu de goudron de la fin peut être contourné par des pistes. Le Pic de Nore se voit de (très) loin, aujourd’hui les conditions météo étaient parfaites : soleil, température clémente pour la saison, peu de vent. Des restes de neige près du sommet, les conditions peuvent (très) vite y changer. Les éoliennes font maintenant partie de notre paysage, les parc éoliens sont en pleine extension sur la Montagne Noire et ailleurs. Comme les usines de compostage, comme les méthaniseurs, ces installations sont utiles, plaident pour une économie ou des consommations énergétiques plus écologiques mais personne ne les veut près de chez soi (moi non plus, pour les éoliennes le bruit peut être très fort, pour le reste c’est l’odeur et le trafic des camions), on les installe donc dans des lieux peu fréquentés, flore et faune n’ont pas d’avis à donner, ils subissent … La production électrique éolienne représente environ 10 % de la production électrique française, d’où le fort développement actuel. Une éolienne a une durée de fonctionnement de 20-25 ans, seules les pales posent encore un problème quant au recyclage mais un gros travail est fait sur ce sujet. L’éolien malgré tout pose moins de problèmes écologiques que le nucléaire dont environ 96 % de déchets (uranium, plutonium) sont recyclés mais 4 % (produits de fission + actinides mineurs) sont très dangereux et concentrent l’essentiel de la radioactivité très longtemps. Sans compter les risques en cas d’accident sur les centrales … Les réacteurs nucléaires ont eux une durée de fonctionnement de 40 ans environ, prolongeable à 50 – 60 ans. La première chose à changer, c’est notre comportement et notre consommation propre. Les dernières tempêtes ont fait de gros dégâts sur les massifs d’Occitanie, la Montagne Noire a aussi été touchée. De gros dégâts sont aussi causés par les coupes rases dont la généralisation sur les massifs (c’est le cas en Montagne Noire dont beaucoup de forêts appartiennent à des grands groupes bancaires ou d’assurances) posent des réels enjeux environnementaux : destruction de la biodiversité, dégradation des sols (érosion), souvent suivies d’une replantation uniforme (une seule essence) qui sera lente et appauvrie, perturbation du cycle de l’eau (ruissellements accrus, moins d’évapotranspiration, libération du carbone stocke dans la biomasse et baisse de la captation du CO2 et donc impact sur le climat), tout cela pour une récolte certes efficace et mécanisée. On trouve des bornes de limitation dans le massif : certaines remontent au Moyen Àge, elles servaient à borner les limites de propriétés ou territoires. Il me semble intéressant de partager ce travail (passionné car il n’y a pas de rémunération et ce n’est pas problématique) de préparation en amont, les lecteurs fidèles de mes publications me pardonneront les redites ou réécrites qui vont suivre … Il est important aussi d’aller sur le terrain pour vérifier que le tracé de ne pose pas de problème, que ça passe, que le chemin ne semble pas privé, d’autant plus quand on y engage du monde … Et d’autant plus quand des tempêtes passent par là … Cela fait partie malgré tout de l’aventure, et ces aléas climatiques (tempêtes, inondations) peuvent se produire juste avant l’évènement. Quand je trace sur un territoire que je ne connais pas je fais d’abord des recherches sur le net sur les sites naturels, touristiques, patrimoniaux répertoriés, je cherche aussi les sentiers de randonnée existants (PR, GRP, GR, etc.) ou les circuits VTT répertoriés, c’est gage de passage et (théoriquement) d’entretien. J’aime bien aussi tester les itinéraires bis. Je récupère rarement des tracés publiés (ils peuvent être utiles, il faut en vérifier la date de publication), et si je dois m’en inspirer, je cite les auteurs, même si un tracé .gpx n’a pas de propriétaire. Je trace avec Openrunner et je jongle avec les fonds de carte : IGN Top25, Opencycle map, vues satellites, petit bonhomme de Street View bien pratique pour vérifier qu’un chemin (avec accès depuis la route) n’est pas fermé, privé, voir s’il est large, comment est le terrain, etc. Au fur et à mesure du tracé, je vérifie aussi le dénivelé, les pentes, j’y fais particulièrement attention si on doit y passer chargé. Si c’est la seule voie possible et incontournable (site remarquable, trop long détour à faire et trop de route), j’y passe tout de même, quitte à prévoir de descendre pour pousser un peu, pour un évènement organisé il ne faut pas que cela dure trop longtemps … Je suis moins regardant pour les pourcentages négatifs, étant dépositaire auto-proclamé de l’appellation Gravel-enduro et ayant équipé mon Gravel d’une tige de selle télescopique, elle permet d’abaisser son centre de gravité, d’être plus bas, d’appréhender plus en confiance les descentes raides et techniques. On me pose souvent la question : pourquoi organiser ça en avril, le dicton le dit bien, « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Et même si « En mai, fais tout ce qui te plaît », il peut faire très beau en avril, pas en mai. Jusqu’à assez récemment il était effectivement statistiquement plus probable d’avoir du beau temps en mai ou juin qu’en avril. Mais depuis quelques années, le mois d’avril a pu avoir des notes estivales, cela a été le cas les années précédentes, il est vrai pas pendant la semaine de l’Occitanie 600. Cette année, les conditions météo conditionneront sans doute la pérennité de l’évènement. Je dois aussi être disponible pour la durée de l’évènement, donc en congés, je n’ai pas le choix de mes congés, j’ai fixé comme date le premier jour des vacances de printemps de la zone C. Et l’été ? Il y a pléthore d’évènements de longue ou ultra-distance, je ne vais pas en rajouter … J’ai placé l’évènement au printemps, il y a sur cette période la Desertus bikus, cette année la même semaine il est vrai mais il n’y a pas de concurrence entre les deux évènements et la Desertus est plus longue, plus route aussi et de format différent : elle est chronométrée, il y a un classement, les concurrents doivent eux-mêmes tracer leur route en respectant quelques check-points. J’ai choisi cette distance, « intermédiaire », pour que ceux qui sont tentés par l’ultra-distance puissent aussi tester, se tester. Attention l’Occitanie peut cacher son jeu, beaucoup de offroad et des passages engagés, ça a surpris pas mal de participants à la première édition même si je ne manque pas de rappeler la vélosophie Ô Gravel … Un tel évènement ne peut pas être facile, même si on y passe les 5 jours max autorisés. Et si les participants souhaitent s’éloigner légèrement du tracé proposé, coup de fatigue, je monte par la route plutôt que par la forestières, etc. C’est autorisé, je demande juste à en être averti pour ne pas m’inquiéter en vérifiant les suivis. Le principe de l’autonomie est bien là mais on suit tout de même toutes les progressions … Pas de classement, pas de chrono, c’est un challenge, un défi, une aventure humaine ou collective, introspective ou purement sportive ou gravel-touristique, les sites traversés sont aussi choisis pour cela. L’évènement est à dimension très humaine, 70 places au maximum, à moins de trouver une autre organisation … Les participants viennent de toute la France, certains sont habitués d’évènements plus connus comme les Bikingman, La French Divide, la Gravel to Breizh, Les Géants, la Baroudeuse et tant d’autres, c’est flatteur car ils semblent apprécier l’organisation de l’Occitanie.
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
March 15, 2026
Avant-dernières vérifications, Occitanie 600 2026
Nuit dans la voiture, matelas qui crève alors que j’ai mis deux couvertures dessous et que je lui en fait voir lors de mes voyages à vélo … La rivière Agout est bien plus impressionnante là que plus en amont vers Giroussens ou sa confluence avec le Tarn à Saint-Sulpice-la-Pointe. Son bassin versant est fortement vallonné, alternant montagnes, plateaux et gorges, ce qui a favorisé la création de barrages et lacs artificiels pour la régulation et l’usage hydroélectrique ou récréatif avec le Lac de La Raviège. Plus haut le Laouzas alimente la Vèbre qui rejoint l’Agout à La Salvetat. D’ailleurs Mont Roucous ou La Salvetat sont des eaux captées dans ce coin et distribuées, Mont-Roucous réputée pour sa faible minéralisation, La Salvetat pour sa pétillance naturelle, et aussi sa minéralisation équilibrée. Départ de Brassac pour rejoindre le Lac de La Raviège par la route et suivre ensuite le GRP Hautes Terres d’Oc pour revenir à Brassac, suivre la jolie voie verte le long de l’Agout vers Bouissas mais le détour par les Rochers du Sidobre était indispensable, j’ai donc repris de la hauteur pour rejoindre ce joli massif granitique. Son paysage est marqué par d’impressionnants chaos de blocs, des rochers aux formes singulières (le Roc de l’Oie, les Trois Fromages sont parmi les plus connues du Sentier des Merveilles) et de vastes dalles nées de l’altération du granite. Cette roche plutonique, mise en place en profondeur puis dégagée par l’érosion, constitue l’identité géologique du site. Le Sidobre est aussi un territoire économique majeur : depuis le XIXème siècle, l’extraction et la transformation du granite y structurent l’activité locale. La pierre du Sidobre est utilisée pour le bâtiment, la voirie, le funéraire, l’ornement et l’aménagement urbain, faisant du massif l’un des principaux bassins français du granite. De Lacrouzette je suis reparti vers Brassac, d’abord par la route, c’est là que j’ai eu affaire à mon deuxième abruti automobiliste du week-end qui m’a doublé en me frôlant alors que ça passait large. J’ai récupéré le GR 36 / GRP Hautes Terres d’Oc pour passer au joli Lac du Merle. J’ai ensuite traversé quelques sagnes (du gaulois « sagna », « marécages, marais, marigots ou lieu humide ») tapissées de fleurs : Jonquille, Petite Pervenche ou Érythrone dent-de-chien, éphémère de printemps (il arrive) qui fleurit quelques semaines avant que les arbres aient leurs feuilles et disparaît jusqu’à l’année suivante … Erreur grossière de lecture de carte au Vialavert pour éviter la D622 très passante, je m’engage sur le GR pensant que ça ne descendait pas trop, gros mur en bas pour revenir sur les hauteurs, je reste sur la route et prend la D30 puis la D93 pour retourner à Brassac. Dernières vérifications le week-end prochain du côté d’Arfons, là aussi pour vérifier l’état des chemins et pistes après les tempêtes … La trace de l’Occitanie sera alors prête après un dernier travail sur les cartes, ce ne sera pas une trace au rabais, l’idée de faire passer les participants par la Passa Païs pour ce qui va suivre est finalement plus intéressante que de traverser comme je le voulais d’abord la Montagne Noire sur toute sa longueur et rallier Saint-Chinian, jolie liaison amenant au Canal du Midi, joli mais moins intéressant pour le tracé.
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
March 14, 2026
Antépénultièmes vérifications, Occitanie 600 2026
Komoot, d'habitude je te rappelle à l'ordre car tu minimises mes moyennes, là par contre, tu me flattes ! je n'ai jamais atteint une telle vitesse maximale, ni en voiture d'ailleurs ! Ou alors je n'ai pas fait attention dans la descente sur la vallée de l'Orb et c'est cela qui m'a cassé les jambes ensuite ... Journée difficile, pas les cannes, quand je souligne ça dans mes publications je le fais sans fanfaronnade ou fausse modestie cachée, il suffit de regarder les données chronométriques pour le comprendre. Avant-dernier week-end (samedi au départ de Saint-Gervais-sur-Mare et dimanche de Brassac avec nuit dans la voiture) consacré aux vérifications du tracé de l’Occitanie 600 2026 suite aux dégâts causés dans les massif par les dernières tempêtes. Les vents soufflent fort sur la Montagne Noire, l’Espinouse ou les Monts d’Orb, mais là c’est à un véritable carnage végétal qu’il faut faire face, et par endroit des phénomènes types tornades ont dû se produire car des espaces plus restreints sont totalement ravagés à côté d’espaces préservés. Les conifères sont plus touchés. Ils représentent 60% de la surface forestière du Haut-Languedoc ou de la Montagne Noire, concurrençant hêtres, chênes ou châtaigniers. Douglas, épicéas, pins sylvestres entre-autres ont été plantés pour l’exploitation forestière dans le cadre du Fonds forestier national du XXème siècle, même si certains y sont présents naturellement, comme le sapin pectiné. Les Monts d’Orb gardent une dominante plus méditerranéenne avec par exemple le chêne vert. Une part notable des forêts de production appartient à de grands propriétaires privés institutionnels ou à des groupements (banques, assurances) avec coexistence de forêts publiques, de petits propriétaires privés, de groupements forestiers et de grands acteurs. Pour les tempêtes et la meilleure tenue relative des feuillus, plusieurs choses sont à noter : - Les conifères gardent souvent une couronne plus exposée en hiver, offrent une plus forte prise au vent, et certains ont un enracinement moins favorable selon le sol. - Les feuillus caducs, sans feuilles en hiver, opposent souvent moins de résistance aérodynamique. - Les peuplements feuillus sont aussi parfois plus mélangés et moins uniformes, ce qui amortit les dégâts. La casse nette des conifères peut aussi être aggravée par des arbres très élancés, par des défauts mécaniques du bois, ou par un état de stress préalable. Journée difficile. Je prends la trace prévue à l’envers, pour éviter une grosse et longue montée en fin de journée, aussi dans l’espoir d’avoir le vent de dos au retour et fin de journée … Non, en fait je me suis trompé, c’est après coup que j’ai pensé à ça … Grosse erreur concernant le vent que j’aurai de face en fin de journée, glacial, - 3°C et ressenti moindre encore. Vont s’ajouter à cela un problème avec mon téléphone (plus de batterie alors qu’elle était à 100 % le matin et pas de batterie externe, je ne la prends pas quand je pars à la journée, et pas la connectique pour brancher sur la dynamo) et problème sur ma lampe frontale (résolu ensuite, mon éclairage sur dynamo fonctionne bien mais je couple les deux quand je suis sur des pistes ou des chemins plus sauvages, pas de pollution lumineuse dans le coin, à part les lumières clignotantes au sommet de éoliennes très nombreuses). Pas rassuré donc … Pas les bons gants non plus, je résoudrai ça le dimanche avec trois épaisseurs : sous-gants en laine, gants légers, gants de pluie néoprènes, mêmes si tu transpires un peu à l’intérieur, tu n’as pas froid, la température est maintenue. Comme avec le multi épaisseurs sur le haut du corps, tu peux être un peu « dans ton jus » mais tu n’as pas froid … Malgré cela la balade aura été bien belle, des montées façon cols du Tour de France, de superbes pistes forestières et la fin de journée en beauté au repas des chasseurs organisé par l’association Diane de Bagatelle de Saint-Gervais-sur-Mare qui organisait un concours de meutes sur le week-end. Pas de fusil, la meute et son propriétaire doivent trouver le plus rapidement possible le sanglier et lancer la poursuite. J’ai d’ailleurs croisé certains participants dans la montée au Col de Madale via le Col de Pierre Plantée. J’avais repéré le matin les chapiteaux de l’association (des tout-terrains et des hommes et femmes en orange, comme moi) et j’y suis repassé à la nuit en vélo, beaucoup de monde, de la musique, j’ai pensé à un repas de chasseur, donc à de la bonne chère et c’est en questionnant des gens qui visiblement s’y rendaient que je me suis dit que la journée allait vraiment bien se terminer. Je discute avec les chasseurs, j’en connais moins que de cyclistes, j’ai déjà eu affaire avec des cyclistes cons, deux fois en trente ans de pratique avec des chasseurs cons, il n’y en a donc proportionnellement pas plus que dans les autres franges de la population. La seule différence est que le chasseur con est armé. Je discute souvent avec les chasseurs, c’est toujours cordial, je considère que comme moi ils profitent de la nature et que leur plaisir premier est de s’y promener. Moment très convivial, une viande de biche tendre comme du beurre (elle a été longuement marinée pour cela, il y a plusieurs recettes de marinade acide et aromatique), discussion sympa avec un des responsables de l’association et le match de rugby ! De quoi bien récupérer avant de rejoindre Brassac (dans le coin, il y a du relief et des virages, les fous du volant ne font pas de vieux os). Un sujet m’interroge sur la chasse : les réintroductions de gibier d’élevage. J’ai déjà écrit sur le faisan d’élevage moins craintif, à l’envol différent et qui résiste moins bien. Le sanglier n’a jamais disparu de France. Ses populations étaient très faibles au milieu du XXème siècle (environ 36 000 sangliers tirés en 1973, environ 881 000 en 2025). Dans les années 60 et 70, les élevages et les lâchers de gibiers variés vont commencer, suite à l’effondrement du petit gibier de plaine (perdrix, lièvre) lié à plusieurs facteurs (dont la disparition des haies et taillis et la forte pression de la chasse). Malgré tout, la grande majorité des sangliers chassés aujourd’hui sont issus de populations sauvages. La population totale est estimée aujourd’hui entre 1 et 2 millions d’individus en France. L’agriculture moderne (maïs, donc nourriture abondante), les hivers plus doux, l’extension des forêts et des friches, la gestion cynégétique favorable au grand gibier depuis les années 1970 ont favorisé l’explosion démographique du sanglier et des autres gros gibiers. Aujourd’hui le sanglier est considéré nuisible. D’ailleurs le sanglier français actuel n’est pas exactement le même qu’au XIXème siècle, surtout d’un point de vue génétique. La principale raison est l’hybridation avec des porcs domestiques (volontaire ou accidentelle), ce qui a parfois donné ce qu’on appelle familièrement le “cochonglier”. Des analyses d’ADN montrent que beaucoup de sangliers européens possèdent une proportion variable de gènes de porc domestique mais il est important de noter que la plupart des sangliers restent majoritairement sauvages génétiquement, l’hybridation est localisée et variable selon les régions. Autrement dit, le sanglier moderne n’est pas un simple “cochonglier”, mais une population sauvage dans laquelle des gènes domestiques se sont parfois introduits. Le sanglier et le porc domestique appartiennent à la même espèce, mais leurs populations ont évolué différemment pendant des milliers d’années. Les chercheurs disposent aujourd’hui de bases de données génétiques contenant des profils d’ADN de sangliers sauvages « historiques » et des profils de nombreuses races de porcs domestiques. Ils comparent ensuite l’ADN d’un animal capturé avec ces références. Certains gènes domestiques sont faciles à repérer car ils sont liés à des traits sélectionnés chez le porc : croissance rapide, reproduction plus précoce, robe plus claire ou tachetée, oreilles plus tombantes. Ces gènes apparaissent parfois dans les populations de sangliers actuelles. Et pour en revenir aux cons, j’en croise par contre souvent en voiture, deux beaux exemplaires sur le week-end : samedi dans la montée au Madale avec un automobiliste qui veut me doubler deux fois dans des virages à droite successifs sans aucune visibilité et par deux fois un véhicule est arrivé en face, tout ça pour gagner quelques dizaines de secondes … Et dimanche sur une route près des Rochers du Sidobre avec un véhicule qui me frôle alors que la route est large … Deux montées façon cols du Tour de France : Col de Pierre plantée (répertorié, des balises sont installées pour vous informer de votre avancée dans l’ascension) puis Col de Madale (un peu plus de 10 km), montée à Vezoles par Riols jusqu’au Col du Carabétou via le Col de Tarbouriech (un peu plus de 11 km). Hasard agréable : une stèle en l’honneur de Vélocio a été érigée à la Pierre Plantée. Vélocio, de son vrai nom Paul de Vivie (1861-1930), est une figure majeure du cyclisme français et un pionnier du vélo moderne. Ingénieur et rédacteur, il a popularisé le dérailleur à vitesses multiples et défendu le vélo comme outil de santé, d’éducation et de liberté. Fondateur de la revue Le Cycliste, il a promu le cyclotourisme et les longues randonnées, notamment dans les massifs du Massif central et des Pyrénées. Cette stèle rend hommage à son esprit d’innovation et à sa passion pour la montagne et les routes françaises. J’ai ensuite traversé la Forêt des Écrivains combattants pour descendre dans la vallée pour suivre la Passa Païs jusqu’à Riols pour remonter sur le plateau au magnifique site du Saut de Vézoles (qui s’écrit aussi Vesoles pour certains) sur lequel j’ai déjà écrit. La Forêt des écrivains combattants rend hommage aux écrivains morts pour la France, d’abord ceux de 1914-1918, puis aussi ceux de 1939-1945. Son origine remonte au début des années 1930. Après les graves inondations de 1930, le reboisement des pentes dénudées est encouragé ; l’Association des écrivains combattants décide alors de créer une forêt commémorative. Le projet prend forme en 1931, avec des plantations sur plus d’une centaine d’hectares. Le site est surtout connu pour sa « Croix de guerre » monumentale et pour ses allées bordées de stèles portant des noms d’écrivains. La forêt a ensuite été intégrée au domaine de l’État, puis réaménagée après des incendies survenus en 1983. Une importante réhabilitation a été inaugurée le 30 septembre 2016, avec de nouvelles stèles regroupées le long d’un parcours d’environ 1,7 km. Aujourd’hui, c’est à la fois un lieu de promenade, de recueillement et de découverte patrimoniale, souvent présenté comme l’un des sites forestiers remarquables de l’Hérault. Le massif de l’Espinouse constitue une zone de transition remarquable entre influences méditerranéennes et montagnardes, ce qui façonne des paysages variés de forêts, landes, crêtes balayées par les vents et tourbières. Il offre de larges panoramas et une biodiversité riche, dans un environnement à la fois sauvage, humide et lumineux. On trouve aussi des mouflons. Le mouflon réintroduit dans l’Espinouse est issu de souches corses, comme la plupart des populations continentales françaises. Plus précisément, il s’agit du mouflon méditerranéen dérivé du mouflon de Corse, parfois hybridé sur le continent avec des moutons domestiques. La raison initiale était surtout conservatoire et cynégétique : protéger et implanter sur le continent une population viable de mouflons corses, alors en forte régression dans leur aire d’origine, au sein d’une future réserve de chasse du Caroux. Le projet, mené à partir de 1956, s’inscrivait aussi dans la perspective du projet de Parc national du Caroux et d’un site d’étude scientifique. Ensuite, cette introduction a pris une dimension territoriale plus large : le mouflon est devenu une espèce emblématique du Caroux-Espinouse, à la fois objet de suivi scientifique, de gestion de la faune et de valorisation touristique. Le vent souffle fort dans ces secteurs, c’est pour cela qu’on y trouve autant d’éoliennes (il y a peu d’habitations aussi). Sur l’Espinouse et les Monts d’Orb : les vents dominants sont souvent d’Ouest à Nord-Ouest, en provenance de l’Atlantique et du Massif central occidental. On relève aussi des vents de secteur Sud et Sud-Est, plus chauds et secs, venant de la Méditerranée, surtout en été. Sur le Sidobre, l’exposition moins abrupte mais similaire, avec dominance des vents d’Ouest et Nord-Ouest, parfois rafales marquées sur les crêtes. Le vent d’Ouest peut être plus froid que le vent méditerranéen du Sud, surtout en hiver, car il transporte de l’air océanique humide et frais. Toutefois, en été, il est plus tempéré que le vent du Nord ou du Nord-Est, qui amène de l’air continental très froid. Ces massifs culminent à plus de 1000 m, les hivers peuvent y être rudes … J’ai déjà écrit sur les maquis installés dans ces massifs, la stèle érigée au Col de Fontfroide leur rend hommage. On trouve aussi plusieurs mégalithes, vestiges préhistoriques généralement datés du Néolithique ou de l’Âge du bronze. Il s’agit surtout de pierres levées (menhirs) et parfois de dolmens, souvent isolées sur des crêtes ou dans des clairières, servant probablement à des fonctions rituelles, funéraires ou de repérage territorial. Les matériaux utilisés sont les granites et gneiss locaux, faciles à trouver dans ces massifs. Dans le cadre moderne, la Communauté de communes Monts de Lacaune et Montagne du Haut-Languedoc a installé quatre totems monumentaux à l’entrée de son territoire. Ces « portes » symbolisent la culture, la mémoire et l’identité locale en rappelant les mégalithes anciens, tout en créant un repère visuel contemporain pour les habitants et les visiteurs. Chaque totem est généralement situé sur un axe routier stratégique et stylisé pour évoquer la verticalité des pierres levées tout en intégrant des éléments artistiques modernes, symbolisant la continuité entre patrimoine préhistorique et identité territoriale actuelle. Je ne connaissais pas ces totems, j’en ai vu deux, au premier je n’ai été très inspiré, il m’a fait penser aux statues des chevaliers cathares que l’on peut voir sur l’Autoroute A61 à hauteur de Narbonne : « C'est quelqu'un au-dessus de la Loire qui a dû dessiner les plans. Il a oublié sur la robe Les tâches de sang » comme le chante Cabrel. Au deuxième, j’ai mieux compris et ai trouvé intéressant cet hommage à nos ancêtres préhistoriques. Sur le retour, j’ai suivi le GR7 / GRP Haut-Languedoc et Vignobles / GRP Tour des Monts et Lacs en Haut-Languedoc / Grande Traversée d’Hérault sur la bien nommée et bien ventée Piste des Crêtes. Impressionnant le nombre d’arbres fauchés par les tempêtes, une bonne séance de bartassage après le Saut de Vézoles. Avec le problème de téléphone et d’éclairage, j’ai pris l’option fin de balade par la route, bien m’en a pris car ainsi j’ai pu vérifier que les chasseurs concluaient leur journée par ce bon repas et le match (amis anglais, belle fin de match non ? De quoi bien calmer les ardeurs de votre troisième ligne Henry Pollock …).
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
February 21, 2026
Ô Gravel Occitanie 600 2026, genèse d’une trace …
Komoot, tu t’es trompé sur le calcul du D+ cumulé et de la vitesse moyenne … La trace de l’Occitanie 600 2026 mijote encore, les grandes lignes ont été fixées, les premiers ingrédients choisis, dosages à régler … Il reste quelques passages à vérifier avant de finaliser la trace que je vais envoyer aux participants de l’Occitanie 2026, le 1er avril … Ce ne sera pas un poisson, trop gros … Avant de travailler concrètement sur un tracé dans des coins que je connais moins, je fais toujours d’abord des recherches sur les sentiers de randonnée existants (GR, GRP ou PR), les voies vertes (sur le site dédié de l’AF3V des Véloroutes et Voies Vertes de France https://www.af3v.org/les-voies-vertes/carte-du-schema-national-des-veloroutes-et-voies-vertes/), les coins touristiques, patrimoniaux ou naturels répertoriés, etc. Je trace ensuite sur Openrunner, en alternant les fonds de carte : IGN, Opencylemap, vues satellites (le petit bonhomme de Streetview est aussi très utile pour voir si un chemin est ouvert, fermé par un portail, privé). La connaissance géologique des terrains permet aussi d’évaluer le type de terrain que je vais rencontrer : très caillouteux, sec, terreux, etc. Je regarde aussi les pourcentages des pentes pour voir si je persiste sur le tracé ou si j’essaie de contourner quand c’est possible (je le fais pour les montées, j’avoue moins regarder pour les descentes, j’aime bien le Gravel enduro …). Je pars pour trois jours pour rallier quelques coins où je souhaite faire passer les participants, c’est aussi une façon pour moi de participer à l’évènement pas seulement en tant qu’organisateur mais de partager doublement l’aventure, je prends beaucoup de plaisir à savoir les participants à notre raid d’ultra-distance passer là ou là, à leur réserver quelques surprises à la sauce Ô Gravel : un site magnifique, un passage ardu, un itinéraire pas habituel pour arriver sur un site connu, etc. Façon aussi d’être crédible : bien sûr, si je participais à l’aventure je ne la terminerais pas aussi rapidement que certaines formules 1 qui s’y engagent mais je peux dire « J’y suis passé moi aussi, chargé, je sais de quoi je parle » … Je l’écris souvent, la vitesse moyenne n’est pas une donnée importante pour moi (sauf si je dois prendre un ferry pour traverser la Gironde, un train ou si je dois honorer un rendez-vous familial ou d’une autre sorte…), le plaisir de rouler, de regarder autour de moi (j’aime rouler de nuit aussi, que puis-je y voir me direz-vous ? Ce que balaye mon éclairage est suffisant pour se faire une idée et ouvre grandes les portes de l’imaginaire) prime, et je peux rouler assez longtemps, le kilométrage en fin de (longue) journée peut donc être conséquent… Je pars avec la tente, le soleil est annoncé accompagné d’une hausse des températures, quel plaisir de planter la tente pour un bivouac sauvage dans ces conditions, en hiver, il est vrai vers la mer, je sais déjà où j’aimerais faire le premier bivouac, on verra, le hasard peut réserver de belles surprises, cela a souvent été le cas dans mes voyages à vélo … Je pars chargé, plus que si je devais aborder cette balade de façon chronométrée, chargé et autonome, je n’ai tout de même pas pris cette fois ma petite boîte de cassoulet (William et Dominique, si vous lisez ces lignes …), j’ai de quoi m’alimenter car certains coins sont particulièrement sauvages … Je veux aussi tester un petit chauffage soufflant que je viens d’acquérir, il ne fera pas trop froid mais je pourrai le tester, efficace … Je pars aussi avec un de mes livres actuels de chevet (je lis toujours 2 ou 3 livres à la fois ou en alternance) : « Arpenter le paysage – Poètes, géographes et montagnards » de Martin de la Soudière, livre que j’ai déjà eu l’occasion de citer. Deux citations extraites : « Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux. De voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est. » Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. La Prisonnière. « La géographie (comme l’histoire) est une fable de qualité quand le narrateur nous dit avec talent ce qu’il a cru voir. Comme il a des qualités graphiques, il dessine avec netteté des paysages. En vous rendant parfois sur place, vous vous rendez compte que vous n’avez pas eu affaire à un menteur ou un conteur habile. […] Si le paysage réel vous déçoit, vous en êtes quitte à admirer le talent du dessinateur et vous admettez que vous n’avez pas su le voir comme lui. » Pierre Sansot, La France sensible Départ donc de la gare de Mazamet pour monter en Montagne Noire. Le train comprenait une rame spéciale vélo : de quoi garer au moins 12 vélos au sol et pas suspendus, des sièges à côté des vélos, pas mal. Cette rame circule sur les lignes de la région Occitanie, voir son calendrier : https://www.lio-occitanie.fr/je-me-deplace-a-velo/train-velo-un-train-special-pour-le-cyclotourisme-en-occitanie/ Certains passages seront au programme de l’Occitanie, d’autres serviront de liaison ou je profiterai d’être par là pour y passer. Je choisis la montée depuis Albine par la superbe forestière qui mène au Roc d’Albine puis au Plo d’Enbayle, au Col de la Salette, à la Serre d’Alaric, superbe piste et superbes vues sur les vallées et les Pyrénées. De premiers arbres couchés, Goretti et Nils (je connais un Nils, pourtant peu tempêtueux) ont fait de gros dégâts partout sur le territoire, un carnage végétal, ce ne sont pas seulement les vieux arbres qui ont été touchés … Ce n’est pas bien grave si ça empêche un vélo de passer, je pense à la nature d’abord et à sa biodiversité, et bien sûr je pense aux sinistrés ou au tués … Je ne sais pas comment réagissent les animaux à ça, peut-être anticipent-ils et se mettent-ils à l’abri … Un arbre, on arrive à passer dessous ou à côté, mais plusieurs arbres, c’est une autre histoire … Gros problème à Sainte-Colombe au-dessus de Rieussec : je veux suivre la Forestière des Trois Boules pour rallier le Col des Deux-Aires au-dessus de Pardaillan. Je gare le vélo, ce sont des dizaines d’arbres couchés, entassés comme des fétus de paille … Je parcours plusieurs centaines de mètres et fais demi-tour, je ne sais pas s’ils seront dégagés en avril, donc gros changement de programme, je prends la Forestière (superbe) de la Boriette pour descendre vers le Col de la Benne et Saint-Pons-de-Thomières, j’abandonne l’option Saint-Chinian, je pense à un truc qui sera aussi très intéressant … Je connais la suite, je vais donc au plus court ou plus simple et m’engage sur la Passa Païs jusqu’à Bédarieux. J’ai passé beaucoup de temps à vérifier si certaines pistes étaient bouchées, à essayer de passer, à passer un arbre, etc. Si la route n’est pas dégagée d’ici avril, il y aura un endroit où un petit bartassage sera obligatoire … Il va falloir que je vérifie aussi toute la portion entre Sorèze et le Pic de Nore … J’arrive à Bédarieux assez tard, m’arrête pour manger une salade agrémentée de quelques protéines (c’est bien une salade !), d’une boisson sucrée, recharge mes bidons, m’équipe pour rouler de nuit sur la route pour une cinquantaine de bornes pour rejoindre l’étang de Thau à Mèze. Je trouve juste avant Mèze le lieu idéal pour planter la tente : un prè avec un petit bosquet d’arbres où je m’installe dessous. Je plante toujours ma tente sous des arbres ou arbustes ou en lisière de forêt, le sol y est souvent plus sec et il n’y a pas de condensation ou d’humidité la nuit. La preuve, au matin, seule la toile d’entrée de tente est mouillée, elle dépassait de l’abri choisi. J’essaie toujours en bivouac nature de trouver un coin discret, malgré cela j’attache toujours mon vélo avec son gros antivol (oui, ça pèse mais je dors tranquille). L’Occitanie 600 2026 a pour sous-titre « Voir la mer », je verrai avec ce nouvel itinéraire à tracer et les kilométrages que cela va représenter si je proposerai comme initialement prévu le détour par Sète et le Mont Saint-Clair … Incontournable là : le massif de la Gardiole pour ses jolies pistes et ses points de vie sur la mer ou les massifs. Massif prisé des randonneurs et vététistes. Sur la bonne trentaine que je vais croiser (c’est dimanche) seuls six sont en vélo exclusivement musculaire, VTTAE pour les autres, pas de commentaire, un constat, j’ai déjà écrit sur ce sujet. Là, j’avais repéré un joli massif, plus haut, les collines de la Moure ou Montagne de la Moure, si vous ne connaissez pas vous comprendrez pourquoi le terme montagne n’est pas usurpé … Montée infernale sur 1 km pour accéder au plateau, grosse pente, grosse caillasse, poussé-tiré du vélo chargé, je verrai si je laisse ça au menu de l’Occitanie … Le site est unique ! Il faut songer à obliquer vers l’Ouest pour revenir vers le point de départ, ça tombe bien il y a un magnifique rougier avec son joli lac au Salagou, je vais y arriver trop tard pour la session drone mais pas trop tard pour profiter de la couleur et du coucher de soleil. Je continue le long du lac de nuit, superbe expérience, quelques pêcheurs de carpe sont installés le long du lac. Les vents ont touché les arbres, la pluie a aussi inondé les champs, nombreuses routes de l’Hérault sont submersibles, j’ai pu passer à gué … Il va falloir à songer à bivouaquer … Superbe opportunité au village médiéval de Le Puech : un jardin avec ses oliviers aménagé et offert à la commune par un particulier qui a acheté le terrain pour le garder inconstructible et en faire cet espace partagé. Il y a à côté un four à pain et un point d’eau, grand luxe ! Le vent s’est levé depuis un petit moment, il souffle maintenant fort, je vais installer la tente contre un des murs du jardin et sous un laurier-sauce, c’est parfait ! Merci Monsieur Bernard Kohn, propriétaire des lieux avec vos enfants, je note ici la citation d’Albert Camus que vous avez choisie pour présenter votre jardin : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » J’ose penser avoir honoré à ma façon votre joli jardin. Je vais reprendre de la hauteur pour rejoindre la chapelle Saint-Amans au-dessus de Lavalette et basculer vers Dio, à la carte. Nombreux sont les villages pittoresques aux bâtisses en pierre locale, d’origine médiévale.Le château de Dio remonte au XIème siècle, édifié à l’emplacement d’une place forte wisigothe Je veux rejoindre les Monts d’Orb (eux-aussi n’ont pas usurpé cette appellation de monts …), je passe à La Tour-sur-Orb pour une pause, manger, faire quelques provisions. Je rejoins le joli village médiéval de Boussagues. De là, je vais à Graissessac au passé minier. Plusieurs cols m’intéressent : Col de Serviès et Col de Layrac notamment … Les panoramas depuis les sommets sont impressionnants : la nature à perte de vue, quelques éoliennes au loin, quelques maisons dans les vallées … Nul besoin de partir loin pour voyager et se sentir dépaysé ou seul au monde ! J’écris souvent à ce sujet, je milite pour le Graveltourisme « domestique », le tourisme dans ton pays d’origine, je ne peux m’empêcher de trouver une connotation très péjorative à cet adjectif « domestique » … Partout en France, on peut trouver de tels coins dépaysants … Je sais ce que je vais proposer de là aux participants de l’Occitanie, il est temps pour moi de rentrer, je descends vers Mècle par une (encore) superbe route forestière et retourne chercher la Passa Païs, toujours sous le vent … Je repars vers Saint-Pons-de-Thomières et Mazamet. Je m’arrête manger à Hérépian. Dernier bivouac dans une cabane au toit restauré, pas de tente à monter. Pile à l’heure mardi matin pour le train en gare de Mazamet, l’idée de rouler toute la nuit pour rentrer à la maison m’a effleuré, pas longtemps, le vent soufflait de façon soutenue. Encore deux jours prévus en mars pour aller confirmer certains passages, préparer le menu définitif et je pourrai annoncer « À table ! ». Retour d’utilisation de produit (ce n’est pas du placement, j’ai payé ces godasses) … J’utilise des chaussures d’hiver GIRO Blaze. La chaussure est intégrée dans un chausson montant néoprène imperméable, très efficace, 20/20 Sur cette reconnaissance, j’ai dû plusieurs fois poser le pied au sol et pousser mon vélo bien chargé, ça ne me pose pas problème, notamment sur des chemins très caillouteux et parfois bien pentus … Les semelles n’y ont pas résisté, c’était pourtant la première fois depuis que je les ai, que complètement bouffées 0/20, je marche sur les cales. Pour des chaussures estampillées VTT, ça la fout mal. J’avais eu le même problème avec des chaussures SUPLEST suisses (très haut de gamme) abîmées dès la première sortie un peu engagée (dans le sens « Tu vas pousser ou porter … »). Il serait bon que les marques précisent qu’il ne faut pas marcher avec ces chaussures, qu’elles sont destinées à rester attachées aux pédales … D’autant plus quand ce sont des chaussures plutôt haut de gamme …
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
February 14, 2026
Nocturne cyclo … Pollution lumineuse
La fenêtre météo n’était pas large : il fallait rouler samedi soir pour éviter la pluie. Fort vent d’Ouest, je pars vers l’Est avec comme première intention de faire beaucoup plus long et de virer large vers le Nord-Est puis revenir vers le Sud-Ouest pour essayer de ne pas avoir trop le vent de face … For vent, fortes pluies ces deniers jours dues à la tempête Nils, nombreux cours d’eau français ont débordé de leur lit, je commence en vallée du Girou, les fossés débordent aussi, certaines routes sont coupées. Arrivé du côté de Lanta je me dis que ce serait intéressant d’aller voir la Garonne de près en ville pour prendre quelques photos de nuit. Je ne vais pas rejoindre le Canal du Midi, risque de chutes d’arbres, certains platanes se sont renversés, fatigués par les années de sécheresse, moins résistants et moins ancrés au sol avec les terrains détrempés. Je pars donc vers Préserville, Fourquevaux, Escalquens et Labège. Nombreux arbres sont couchés, des poteaux électriques ou de téléphone, nombreuses branches sur les routes, etc. Pollution lumineuse … Même si c’est intéressant pour les photos, cette notion n’est pas trop abordée, elle constitue pourtant un véritable stress écologique : la lumière artificielle excessive ou mal orientée créant un halo lumineux dans le ciel perturbe les rythmes biologiques et les comportements de nombreux êtres vivants et particulièrement le vol des oiseaux migrateurs qui volent la nuit et s’orientent avec les étoiles. Ces halos trop puissants les font dévier de leur trajectoire ou au contraire les attirent, certains s’épuisent ou entrent en collision avec des structures lumineuses. Un exemple flagrant est à prendre en Bretagne (la Bretagne n’est pas qu’une magnifique image de carte postale, de gros problèmes écologiques et sanitaires y existent avec l’agriculture intensive et les élevages de masse, je pourrais aussi développer sur les algues vertes, scandale écologique et politique car minimisé voire étouffé, mais je disserte sur ce que je vois quand je roule, ce n’est donc pas le cas pour ces algues) avec les immenses serres maraîchères dédiées notamment à la culture de la tomate ou d’autres légumes hors-saison (ces serres représenteraient 450 hectares de surface, le plus grand complexe occupant 277 ha dans le Finistère, 450 hectares occupent la surface de 6300 terrains de football …). Ces serres sont puissamment éclairées toute la nuit et perturbent les couloirs aériens des migrateurs : départs trop tôt ou trop tard, déviation de la trajectoire et difficulté de retrouver des sites aux ressources alimentaires disponibles suffisantes, etc. La pollution lumineuse impacte aussi les rythmes biologiques et les cycles circadiens des animaux non migrateurs, affectant le sommeil, la reproduction, le comportement. Les campagnes d’extinction des éclairages publics sont une solution, même si elles sont prises avant tout pour des raisons économiques, ce qui est frappant c’est la puissance et l’importance de l’éclairage industriel (privé), et aussi touristique : que la photo de ce site va être belle de nuit ! Je suis toujours très étonné de ces éclairages si nombreux des sites industriels, c’est par sécurité m’expliquera-t-on sans doute. C’est par contre intéressant pour la photo, j’avoue par contre que je m’en passerai sans problème ! J’ai traversé la zone industrielle, artisanale et commerciale de Labège, fortes odeurs de friture, d’huile de cuisson portées par le vent. Je suis aussi toujours assez impressionné (et inquiet) par le développement continu de ces zones commerciales, n’en a-t-on pas assez, il faut bien faire marcher l’économie, ça crée de l’emploi m’expliquera-t-on … L’Hers est lui aussi très haut, la Garonne bien remontée, elle est montée de près de 9 m dans sa vallée plus basse en Lot-et-Garonne ou en Gironde, impressionnant … La nature nous rappelle régulièrement à l’ordre, nous apprenons mal et ne retenons pas les leçons, mettant en danger notre propre planète … Le plus vieux métier du monde, c’est ce qu’on dit … Elles sont toujours là, sous la pluie, avec le froid, localisées dans certains quartiers comme du côté de la route de Paris et du Marché-gare, je les croise lors de mes balades nocturnes, je ne fréquente pas mais j’ai beaucoup de respect pour elles, ce ne doit pas être facile tous les jours … Elles mériteraient d’être mieux protégées … Komoot, la vitesse moyenne est tout de même supérieure ...
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February 15, 2026
Nice text, something tells me you might like Gwénaël David's little book "I am not a dragonfly".
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
February 7, 2026
Ô Gravel Special ride vallées du Tarn et de l’Agout – Première hivernale
Départ donné pour 22 membres de l’association (dont 2 filles, merci à elles) en gare de Saint-Sulpice-sur-Tarn, certains sont venus en vélo et repartiront de même, d’autres en voiture, certains devaient venir en train mais le train prévu a été annulé, ils ont donc vite enfourché leurs vélos pour être à l’heure (le train sera bien là pour le retour). Deux circuits au programme et une variante : 60 km, 90 km et le détour possible par Montans pour un passage bien particulier … Quand on pratique le VTT ou le Gravel, il n’est pas évident de trouver des terrains secs dans notre région en hiver, j’ai donc tracé une balade cyclo-Gravel sur les chemins agricoles entre Saint-Sulpice, Buzet-sur-Tarn, Saint-Lieux-les-Lavaur, Montans avec des détours sur les coteaux du côté de Roquesérière, Azas, Giroussens, et pour le 90 km Parisot et Puybegon bien connu des cyclos du coin … La balade a alterné petites routes, pistes agricoles herbeuses, pistes blanches, sentiers en sous-bois … Les terrains étaient très humides, voire regorgeant d’eau, point positif : la terre n’a pas collé mêmes si vélos et pilotes ont été bien crottés … Quelques jolies glissades aussi … Les pistes blanches bien exposées étaient par contre sèches. On salit moins sur route, c’est vrai, mais quand il a beaucoup plu, on ramasse aussi sur le goudron … Quand je pratiquais exclusivement le VTT, je rechignais à sortir en hiver, je sais pourquoi je rechigne moins en Gravel : tout simplement car je roule plus longtemps et sur plus de distance, le ratio temps passé à nettoyer le vélo, le pilot et les vêtements / temps passé sur le vélo est plus intéressant … Ce coin est très joli, aux portes de la Cocagne, et varié quand on prend un peu de hauteur avec de jolies vues sur les vallées ou les massifs au loin : Pyrénées, Montagne Noire, Haut-Languedoc, Grésigne … Les « vieux » dont je fais partie ont encore de beaux jours devant eux : nous sommes partis à deux pour la petite variante de Montans pour aller voir les deux tunnels qui amènent les eaux des ruisseaux du Rieutord et de Banis vers le Tarn, très ludiques à passer en saison estivale car le niveau d’eau n’y est vraiment pas haut. Les alpinistes ont leurs premières hivernales, je pense pouvoir affirmer avoir accompli la première hivernale de ce passage, avec un tel niveau d’eau et ce courant, je n’ai pas pu continuer dans le lit du ruisseau après le deuxième tunnel pour aller récupérer le chemin qui passe sur la rive du Tarn (de l’eau jusqu’au cuisses), belle session de bartassage à travers un roncier (pas épais mais bien pentu) pour le rejoindre … Le « jeune » qui m’accompagnait s’est dégonflé ! Attention donc si vous récupérez cette trace, attention aussi, il faut passer juste à côté de ruches pour accéder aux tunnels … Si vous y aventurez tout de même, « à vos risques et périls » … Négligence … Les conditions hivernales quand il pleut ou que les terrains sont gras ou mouillés peuvent mettre à rude épreuve le matériel. Mes dernières sorties ont été très humides, les plaquettes de frein en souffrent, j’avais changé les plaquettes arrières et avait programmé le changement des plaquettes avant d’ici une quinzaine de jours, erreur : elles ont perdu le peu de matière restant assez rapidement aujourd’hui, j’ai donc terminé sans frein avant, obligé de les enlever (les pistons étant trop sortis) pour terminer la balade, c’est peut-être aussi pour cela que je n’ai pas rechigné à faire cette première hivernale, je ne m’amuserai pas tous les jours à ça … Je roule souvent dans ce coin tout proche de la maison, j’apprécie sa variété, j’apprécie y rouler en bonne compagnie comme cela a été le cas aujourd’hui, merci à tous, nous y reviendrons en belle saison pour mieux en profiter encore ou un nocturne ride sous une pleine lune, pour profiter des pistes dégagées et alterner avec ces jolis sous-bois … Mention très gourmande et spéciale : passez par la Maison Durand, pâtissier à Saint-Sulpice, vous ne regretterez pas le détour !
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
January 30, 2026
Nocturne cyclo …
En préambule … Mis à part mes pérégrinations très urbaines mais pendant lesquelles je suis quand même arrivé à trouver des passages Gravel (si si !), je n’avais pas roulé que sur du goudron depuis un temps certain. Non pas que je n’aime pas le goudron, mais qui aime vraiment ce mélange complexe d’hydrocarbures carbones, hydrogènes, asphaltènes, résines, aromatiques et saturés ? S’y ajoute en général de l’azote, du soufre, des traces de métaux (nickel, vanadium ...), en petites quantités … Sachant que la plus grosse partie d’une route est faite d’une sous-couche de granulats (gravier, sable, cailloux), le goudron proprement venant dessus. Les routes que j’affectionne sont de petites routes au revêtement irrégulier, cabossé, où la végétation reprend ses droits mais je reconnais que ce peut être grisant de rouler sur un beau bitume, du billard, du velours, le rendement s’est ressent, on vole, on se prend pour un champion, on met les mains sur les prolongateurs. Je connais aussi de belles routes de montagne. Mais celles que je préfère sont celles qui se terminent en impasse et laissent place à une piste ou un chemin. De temps en temps, notamment en hiver ou en automne, quand les terrains sont (un peu) gras, mes sorties deviennent cyclo-gravel ou cyclo, cela permet aussi de parcourir plus de kilomètres dans le même temps. Je l’ai déjà écrit : quand le planning du week-end est bien chargé, aller rouler de nuit est une solution. La météo est bonne ce soir, le week-end va être bien occupé, je pars donc pour une balade semi-nocturne goudronnée : aller chercher la voie verte entre Bessières et Bressols, puis rejoindre Montech pour revenir sur Toulouse le long du canal latéral et rouler de nuit en ville et prendre quelques photos. Je prévois une balade autour des 150 km, avec la petite pause pour manger, le camping-gaz bleuet et la boîte de conserve ou le sachet cuisiné, pourquoi pas un petit cassoulet (certains ne sont pas mauvais en boîte) comme en fin 2025 du côté du Pic de Nore lors d’une longue journée sur le vélo. Je suis un rare utilisateur des sacoches en Gravel (je pratique du Gravel qui peut secouer, on voit plus souvent des sacoches de selle ou pour les autres utilisateurs de Tailfin l’aeropack, j’ai une tige télescopique, elle m’est très utile en Gravel-enduro, donc pas de sacoche) et je m’y tiens car ça a fait pas mal rigoler quand j’en étais encore au stade rookie. Je veux être aussi un utilisateur assidu du réchaud quand je pars sur la journée, pas seulement parce que cela fait baroudeur (le frime !) mais parce que je trouve ça sympa. Pendant et après … Il a plu, d’abord par intermittences puis de façon continue. La fin de journée était ensoleillée, le vent était tombé, jusqu’à Villemur-sur-Tarn j’ai profité d’une accalmie même si je voyais les nuages arriver de l’Ouest et le vent se lever, il me semblait l’avoir de face, bon signe pour le retour le long du canal latéral à la Garonne, il tournera ensuite. Il a commencé à pleuvoir à Villemur, façon bruine. Les gouttes ont été plus nombreuses à Bressols et sur la liaison vers Montech pour rejoindre le canal. Crédibilité. Je suis équipé pour rouler sous la pluie, je m’en dispense sur mes trajets allers de véloboulot quand il pleut trop (j’aime mon véloboulot, je pratique la vélothérapie, mais quand même …), par contre quand je prends la pluie sur une sortie ou en voyage, je continue de rouler. J’organise des sorties avec Ô Gravel, des évènements comme le Grand Tour ou l’Occitanie, même si c’est du bénévolat il me semble important d’être crédible : si je propose une descente engagée, c’est que j’y suis passé sur le vélo, je sais rouler sous la pluie, je vais faire les derniers réglages de l’Occitanie en hiver ou quelques temps avant, dans les conditions que pourraient rencontrer les participants, si je propose un truc comme l’Occitanie c’est que je suis capable d’en venir à bout … J’ai donné tout récemment l’exemple d’un vélociste qui va bosser tous les jours en vélo quel que soit le temps, si ce gars te donne un conseil sur des fringues de pluie, il est bon à prendre. Je me souviens d’un mécano et de vendeurs d’un magasin de vélo dont je tairai le nom et qui a changé de propriétaire depuis qui ne juraient que par le free-ride et les gros vélos bien suspendus et que j’avais vu sauf erreur abandonner sur une Garoutade, un truc VTT bien costaud qui se tenait à L’Ille-sur-Têt sur les terres du futur Caminade et auquel j’ai eu l’occasion de participer deux fois. Crédible … J’ai fait un peu plus court que prévu, la pluie c’est pas super pour les photos et surtout pour l’appareil photo … Le petit cassoulet est bien passé, je ne dénigre pas ni ne me moque de la diététique sportive : les compétiteurs doivent suivre de vrais régimes, le cassoulet n’en fait peut-être pas partie. Je m’autorise ça surtout pour rigoler un peu et parce que c’est bon. Je ne suis pas compétiteur mais je roule un peu quand même … N’oublions pas que je postule chaque année au titre de « fou de Garidech ». Je ne sais d’ailleurs toujours pas qui a lancé ça, s’il lit ces lignes, merci à lui de se manifester, je ne sais toujours pas si c’est de moi dont il parlait. Je ne connais peut-être pas tous les cyclistes de Garidech, j’en connais quelques-uns, un pourrait aussi postuler … Un ragondin croisé ou évité le long du canal. Je les traite souvent de suicidaire, celui-ci a traversé tranquillement devant moi … Il faut noter que ces bestioles sont obligées de se planquer toute la journée et ne peuvent pas non plus être tranquilles la nuit … Pauvres ragondins ! Allez, les ragondins sont mes copains ! Deux rats tout court, des échassiers, des bruits dans l’eau, des pêcheurs nocturnes … De beaux exemples de pollution lumineuse dans les zones industrielles bordant le canal en arrivant sur Toulouse … Rouler sur les voies vertes (goudronnées pour celles-ci) de nuit permet de se sentir en sécurité et de rouler serein. J’avais besoin de bien m’aérer la tête et les poumons (épidémie de grippe gastro et autres en ce moment), de transformer la fatigue intellectuelle et psychique en fatigue physique plus facile à réparer, je pense avoir bien fait de rouler ce soir, le week-end risque d’être bien humide …
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
January 25, 2026
Ô Gravel Family et Special ride
Toulouse, Port de l'Embouchure, les Filtres, les berges de Garonne, les deux passerelles du Grand Parc Garonne, et l'après-midi les berges de Garonne vers Gagnac-sur-Garonne, la passerelle sur la Garonne, Seilh, Beauzelle, Blagnac. Une bonne journée passée en bonne compagnie ! Compte-rendu complet sur notre site, merci Jacques !
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
January 17, 2026
Toulouse endest 4
Le (vraiment) tout dernier chapitre de cette thématique du « Tout Toulouse ou (vraiment) presque » … Pour aller chercher ces derniers kilomètres non encore parcourus il a fallu repasser par pas mal d’endroits déjà explorés … J’aurais pu procéder façon tournée de facteur : rue par rue, quartier par quartier. J’ai travaillé plusieurs étés comme facteur, la tournée s’organisait ainsi rue par rue, en tricotant (dans l’ordre des numéros, on change de trottoir sans arrêt) ou alors en distribuant d’abord dans les boîtes aux lettre des numéros pairs (ou impairs) puis impairs (ou pairs, un côté puis l’autre). Dans ce dernier cas, je pouvais revenir dans la même rue un moment après mon premier passage car j’allais faire d’autres rues avant de revenir faire un côté, ça cassait certaines habitudes d’usagers qui attendait à heure fixe leur courrier, le facteur étant vecteur de lien social. J’ai procédé par quartiers et par directions cardinales, mais j’ai tracé les premières prospections avec une contrainte : que ma trace ne recoupe pas le trajet effectué, donc pas d’aller et retour, pas de croisement de trace, donc des rues laissées de côté … Un très bon rapport kilomètres parcourus pour la première fois / distance totale. Pour la deuxième fournée, je suis allé chercher les rues non encore parcourues et là j’ai dû passer par pas mal d’endroits déjà roulés. J’en ai quand remis une dernière couche avec ces « Toulouse endest » mais j’arrête vraiment là cette thématique. Je n’arrêterai pour autant pas de rouler dans la ville, j’y reviendrai pour d’autres thématiques ou pour flâner en ville, tout simplement, le vélo est un bon moyen de découvrir une ville. Pas facile de tenir un certain rythme avec tous ces changements de direction et les signalisations, j’ai déjà écrit que j’étais assez respectueux des signalisations tricolores et des autres. Le week-end, il y a moins de circulation en ville (quoique, en certains endroits), c’est aussi pour cela et pour mieux profiter que j’y roule le week-end. Le samedi est à proscrire pour le centre-ville … J’ai regrimpé Jolimont sans passer à la colonne commémorant la bataille napoléonienne du 18 avril 1814 face aux armées combinées anglaises, espagnoles et portugaises, conduites par le Duc de Wellington. Bataille qui opposa 42 000 soldats de l’armée française à 52 000 soldats ennemis et fit tout de même quelques morts mais qui historiquement et politiquement ne servit à rien puisqu’il n’y eut officiellement ni vaincus ni vainqueurs … J’ai retraversé la Cité Amouroux où j’ai fait ma scolarité primaire à Michoun, ma mère y était enseignante, mes grands-parents y ont habité après leur appartement Avenue de Lyon, le quartier a été rasé depuis dans le cadre du projet mégalomaniaque de la Tour Occitane de 150 m de haut qui sera la plus haute tour en France hors Paris, une grosse verrue dans la ville … Je suis ensuite allé chercher quelques rues au Nord puis à l’Ouest avant de revenir vers le centre d’abord du côté de la Cartoucherie puis dans le centre historique. La Cartoucherie doit son nom, c’est beaucoup moins original que l’origine du quartier des Trois Cocus, à l’ancienne cartoucherie militaire qui y fut implantée à la fin du XIXᵉ siècle. À partir des années 1880, l’État choisit ce vaste secteur alors peu urbanisé pour y installer une usine destinée à la fabrication de munitions pour l’armée française. La Cartoucherie de Toulouse devient rapidement un site industriel stratégique, employant plusieurs milliers d’ouvriers, notamment lors de la Première Guerre mondiale, période durant laquelle la production est fortement intensifiée. Au fil du XXᵉ siècle, l’usine rythme la vie locale et marque durablement le paysage urbain avec ses grandes halles métalliques et ses bâtiments industriels. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site est réquisitionné puis reprend une activité plus réduite dans l’après-guerre. À partir des années 1960-1970, la baisse des besoins militaires et la modernisation de l’industrie de l’armement entraînent un lent déclin du site. Les activités cessent progressivement, jusqu’à la fermeture définitive au début des années 2000. Laissé en friche pendant plusieurs années, le site a été plus récemment réhabilité, certains diront boboïsé ou gentrifié, les Halles de la Cartoucherie sont un lieu aujourd’hui très prisé pour ses restaurants ou ses manifestations culturelles, « a place to be ». Sous couvert de réhabilitation, de renouveau, Toulouse, comme d’autres grandes villes pratique la gentrification des quartiers anciennement populaires ou ouvriers et trie sa nouvelle population, repoussant vers l’extérieur de la ville (ou plus loin encore) les populations les moins aisées … La tauromachie était très développée dans le Sud-Ouest, Toulouse aussi a eu ses arènes (je ne parle pas des arènes romaines dont il reste des vestiges entre Purpan et Ancely), les plus grandes après Nîmes, avec environ 14 000 places. Les activités ont progressivement diminué à partir de 1976 et elles ont été détruites en 1990. Le Lycée des Arènes y a aujourd’hui sa place, avec sa forme ronde … D’où le nom aussi du quartier éponyme. Pas très original non plus, la Place du Fer à Cheval tient bien son nom de sa forme en demi-cercle, pas d’écurie royale ou de maréchal-ferrant, l’hippodrome est plus loin, c’est l’un est l’un des plus anciens et prestigieux lieux de courses hippiques de France, inauguré en 1866. Il y a tellement à raconter sur le centre historique de Toulouse … Soyez rassurés, je ne vais citer que la Rue de l’Homme Armé, d’abord appelée Rue du Sauvage, nom donné en allusion à la petite statue qu’y fit sculpter à a fin du XVème Peyronet Delfau, représentant un « sauvage armé d’une massue », pour servir d’enseigne à une de ses auberges, très nombreuses à l’époque dans ce quartier. Nombreux Toulousains passent devant la statuette sans lever la tête et sans connaître son histoire. La Basilique Saint-Sernin ou les Jacobins sont des monuments emblématiques de la ville rose, la Cathédrale Saint-Étienne mérite aussi le détour de par son architecture atypique, fruit d’une très longue histoire. Un premier bâtiment a été érigé dès le IVᵉ siècle. Au fil du Moyen Âge, l’édifice connaît de nombreuses transformations. À partir du XIIᵉ siècle, une cathédrale romane est édifiée, dont subsistent aujourd’hui quelques éléments, notamment le chœur ancien. Au XIIIᵉ siècle, un chantier est lancé pour construire un édifice gothique de grande ampleur. Le projet restera inachevé par manque de finances et en raison de crises politiques et sanitaires. Deux parties de style bien différent coexistent donc et font l’originalité de la cathédrale. Des vitraux remarquables et un orgue monumental enrichissent l’intérieur. Visiter Toulouse à vélo permet de se rendre sur les lieux les plus touristiques et emblématiques et d’aller voir aussi ceux moins connus ou moins visités : les Filtres (pas la Prairie des Filtres), l’Île Saint-Michel, celle du Ramier, les parcs et châteaux de la rive gauche, etc. Je propose deux boucles de ce type dans le topoguide « Boucles à Vélo autour de Toulouse » paru aux Éditions Chamina et toujours disponible dans les librairies … Si on se cantonne au centre historique ou l’hypercentre, la balade peut se faire à pied et avec le métro. Il y a quelques fiches industrielles en ville et pas si éloignées du centre-ville, certaines sont rasées et rachetées par des promoteurs, d’autres comme la cartoucherie sont en partie réhabilitées et aménagées en espaces communs, il est important de garder traces du passé industriel ou historique des villes. J’écris souvent sur la piscine Nakache dont il est important de conserver le bâtiment pour son architecture arts décos mais surtout pour la symbolique historique. La prison Saint-Michel en est aussi un exemple. « Je ne crois en rien, sinon un avenir meilleur que les hommes feront eux-mêmes de leurs propres mains pour tous et sans distinction » Marcel Langer Cette prison fut pendant l’Occupation un lieu central de répression par les autorités nazies et le régime de Vichy. Des centaines de femmes et hommes y furent interrogés, torturés, assassinée ou déportés. 700 d’entre eux furent embarqués et déportés à Toulouse le 2 juillet 1944 dans le « train fantôme » qui eut un itinéraire erratique au gré des sabotages ferroviaires et de l’avancée des Alliés. Beaucoup de familles ont perdu trace des déportés pendant longtemps. Marcel Langer, chef de la 35e brigade des FTP-MOI, guillotiné dans la cour de la prison le 27 juillet 1943. Divers résistants (parmi lesquels Angèle Bettini, Raymond Naves, Conchita Ramos, Maurice Fontvieille, Sylvain Dauriac, Alice Kokine, François Verdier, Jean Durand, Marcelle Fontès, Henriette et Suzanne Guiral, etc.) y ont été détenus et beaucoup furent exécutés ou assassinés par la répression. Certaines exécutions se firent à l’extérieur de la prison comme au Bois de la Reulle à Gragnague (16 corps retrouvés mais les bénévoles du groupe de recherche soupçonnent que d’autres exécutions ont pu y avoir lieu, ou à la forêt de Buzet-sur-Tarn (57 corps), ou encore François « forain » Verdier en forêt de Bouconne. Je comprends tout à fait qu’une rue piétonne soit un lieu réservé et préservé pour assurer une circulation aisée aux piétons mais les piétons se sont accaparés toutes les rues du centre-ville et du centre historique qui ne leur sont pas toutes dédiées, les trottoirs ne servent à rien … Je me suis fait bousculer par un piéton dans une rue non piétonne, je roulais pourtant vraiment doucement … Un peu plus loin, c’est une dame qui m’apostrophe car je ne l’ai pas laissée traverser (pas de passage piéton), il faut dire que j’étais en train de boire au bidon, une main sur le guidon, impossible donc de m’arrêter, je n'ai pas été poli. Et par trois fois, j’ai failli me faire renverser par des voitures refusant une priorité, priorité que je n’avais pas forcée, j’étais bien engagé … Je connais plutôt bien Toulouse mais avec le ciel couvert, les tournicotis tornicotons incessants, j’avoue par deux fois m’être trouvé vraiment déboussolé, pas sûr du quartier dans lequel je me trouvais ou pensant aller dans une autre direction. Un peu perdu dans mes pensées, j’ai failli me payer une barrière, grise sur ton gris, réveil rapide et reconcentration … J’ai aussi entendu un « Bonjour Thierry ! », si c’est bien Fabien et sa petite famille, salut à vous-même si nous ne sommes pas arrêtés … Ces traces toulousaines n’ont pas d’autre intérêt que les compte-rendu qui les accompagnent, je me régale toujours à trouver des piétonniers insoupçonnés entre deux rues ou des petits coins de verdure, j’y ai encore eu droit aujourd’hui … Et je découvre toujours de nouveaux sites très intéressants, là cela a été la Cité internationale, projet urbain, scientifique et universitaire inauguré en 2023. Elle regroupe des logements destinés à des étudiants ou des chercheurs français ou étrangers, des espaces de travail partagés, des salles de conférences, un restaurant, etc. Et elle a été implantée sur l’ancien site du laboratoire du professeur Paul Sabatier, prix Nobel de chimie, qui avait accueilli dès le début du XXᵉ siècle les premiers laboratoires scientifiques de l’Université de Toulouse. Dans le jardin et la venelle de la Cité internationale, plusieurs bustes de scientifiques sont exposés, tous réalisés pour souligner l’importance du site historique anciennement occupé par le laboratoire de l’université : - Paul Sabatier (1854 1941). Chimiste originaire de Carcassonne, professeur à Toulouse, il reçoit le Prix Nobel de chimie en 1912 pour ses travaux sur la catalyse. - Jean Jacques Laffont (1947 2004). Économiste toulousain, figure majeure des sciences économiques internationales, également représenté par un buste. - Ernest Mérimée (1846 1924). Professeur de langues (et homme de lettres) lié à Toulouse, aussi mis à l’honneur dans la série de bustes. - Charles Camichel. Physicien (dans la liste des bustes — avec Mérimée, Sabatier, Laffont) mettant en lumière des disciplines scientifiques variées. - Marte Condat. Médecin, également représentée parmi l’ensemble des figures scientifiques exposées. - Paul Lucien Montané. Professeur d’anatomie inscrit dans la même série de bustes. Outre les bustes, le parcours muséal de la Cité internationale comprend plusieurs séries de panneaux thématiques qui complètent les bustes en racontant l’histoire scientifique du site, notamment le rôle de Paul Sabatier dans la création de laboratoires à Toulouse, et plus largement l’importance de l’Université toulousaine dans divers domaines (sciences dures, médecine, économie). Je ne suis pas fan de ces nouveaux aménagements d’espaces verts publics justement trop aménagés, comme ce qui se fait au Grand Parc Garonne sur l’île du Ramier devant la piscine Nakache : beaucoup de béton finalement, des plantations très canalisées, des étagements, etc. J’aimerais voir des espaces vraiment plus naturels …
Time
Distance
Speed
Ascent
Descent
January 18, 2026
Spaghetti again? You wouldn't happen to have Italian roots, would you?
Fountain, I'm not drinking your water anymore 😜
Translated by Google •
7 days ago
This time, the 7500 are there and we'll even exceed 10000 since you forgot to count the last stage. 🤔🙄😂 In any case, well done and thank you for this therapeutic perseverance. All that's missing is good weather, for a change. 🤞🍀
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