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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
2 days ago
La fenêtre météo n’était pas large : il fallait rouler samedi soir pour éviter la pluie. Fort vent d’Ouest, je pars vers l’Est avec comme première intention de faire beaucoup plus long et de virer large vers le Nord-Est puis revenir vers le Sud-Ouest pour essayer de ne pas avoir trop le vent de face … For vent, fortes pluies ces deniers jours dues à la tempête Nils, nombreux cours d’eau français ont débordé de leur lit, je commence en vallée du Girou, les fossés débordent aussi, certaines routes sont coupées. Arrivé du côté de Lanta je me dis que ce serait intéressant d’aller voir la Garonne de près en ville pour prendre quelques photos de nuit. Je ne vais pas rejoindre le Canal du Midi, risque de chutes d’arbres, certains platanes se sont renversés, fatigués par les années de sécheresse, moins résistants et moins ancrés au sol avec les terrains détrempés. Je pars donc vers Préserville, Fourquevaux, Escalquens et Labège. Nombreux arbres sont couchés, des poteaux électriques ou de téléphone, nombreuses branches sur les routes, etc. Pollution lumineuse … Même si c’est intéressant pour les photos, cette notion n’est pas trop abordée, elle constitue pourtant un véritable stress écologique : la lumière artificielle excessive ou mal orientée créant un halo lumineux dans le ciel perturbe les rythmes biologiques et les comportements de nombreux êtres vivants et particulièrement le vol des oiseaux migrateurs qui volent la nuit et s’orientent avec les étoiles. Ces halos trop puissants les font dévier de leur trajectoire ou au contraire les attirent, certains s’épuisent ou entrent en collision avec des structures lumineuses. Un exemple flagrant est à prendre en Bretagne (la Bretagne n’est pas qu’une magnifique image de carte postale, de gros problèmes écologiques et sanitaires y existent avec l’agriculture intensive et les élevages de masse, je pourrais aussi développer sur les algues vertes, scandale écologique et politique car minimisé voire étouffé, mais je disserte sur ce que je vois quand je roule, ce n’est donc pas le cas pour ces algues) avec les immenses serres maraîchères dédiées notamment à la culture de la tomate ou d’autres légumes hors-saison (ces serres représenteraient 450 hectares de surface, le plus grand complexe occupant 277 ha dans le Finistère, 450 hectares occupent la surface de 6300 terrains de football …). Ces serres sont puissamment éclairées toute la nuit et perturbent les couloirs aériens des migrateurs : départs trop tôt ou trop tard, déviation de la trajectoire et difficulté de retrouver des sites aux ressources alimentaires disponibles suffisantes, etc. La pollution lumineuse impacte aussi les rythmes biologiques et les cycles circadiens des animaux non migrateurs, affectant le sommeil, la reproduction, le comportement. Les campagnes d’extinction des éclairages publics sont une solution, même si elles sont prises avant tout pour des raisons économiques, ce qui est frappant c’est la puissance et l’importance de l’éclairage industriel (privé), et aussi touristique : que la photo de ce site va être belle de nuit ! Je suis toujours très étonné de ces éclairages si nombreux des sites industriels, c’est par sécurité m’expliquera-t-on sans doute. C’est par contre intéressant pour la photo, j’avoue par contre que je m’en passerai sans problème ! J’ai traversé la zone industrielle, artisanale et commerciale de Labège, fortes odeurs de friture, d’huile de cuisson portées par le vent. Je suis aussi toujours assez impressionné (et inquiet) par le développement continu de ces zones commerciales, n’en a-t-on pas assez, il faut bien faire marcher l’économie, ça crée de l’emploi m’expliquera-t-on … L’Hers est lui aussi très haut, la Garonne bien remontée, elle est montée de près de 9 m dans sa vallée plus basse en Lot-et-Garonne ou en Gironde, impressionnant … La nature nous rappelle régulièrement à l’ordre, nous apprenons mal et ne retenons pas les leçons, mettant en danger notre propre planète … Le plus vieux métier du monde, c’est ce qu’on dit … Elles sont toujours là, sous la pluie, avec le froid, localisées dans certains quartiers comme du côté de la route de Paris et du Marché-gare, je les croise lors de mes balades nocturnes, je ne fréquente pas mais j’ai beaucoup de respect pour elles, ce ne doit pas être facile tous les jours … Elles mériteraient d’être mieux protégées … Komoot, la vitesse moyenne est tout de même supérieure ...
06:20
104km
16.4km/h
730m
730m
Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
February 7, 2026
Départ donné pour 22 membres de l’association (dont 2 filles, merci à elles) en gare de Saint-Sulpice-sur-Tarn, certains sont venus en vélo et repartiront de même, d’autres en voiture, certains devaient venir en train mais le train prévu a été annulé, ils ont donc vite enfourché leurs vélos pour être à l’heure (le train sera bien là pour le retour). Deux circuits au programme et une variante : 60 km, 90 km et le détour possible par Montans pour un passage bien particulier … Quand on pratique le VTT ou le Gravel, il n’est pas évident de trouver des terrains secs dans notre région en hiver, j’ai donc tracé une balade cyclo-Gravel sur les chemins agricoles entre Saint-Sulpice, Buzet-sur-Tarn, Saint-Lieux-les-Lavaur, Montans avec des détours sur les coteaux du côté de Roquesérière, Azas, Giroussens, et pour le 90 km Parisot et Puybegon bien connu des cyclos du coin … La balade a alterné petites routes, pistes agricoles herbeuses, pistes blanches, sentiers en sous-bois … Les terrains étaient très humides, voire regorgeant d’eau, point positif : la terre n’a pas collé mêmes si vélos et pilotes ont été bien crottés … Quelques jolies glissades aussi … Les pistes blanches bien exposées étaient par contre sèches. On salit moins sur route, c’est vrai, mais quand il a beaucoup plu, on ramasse aussi sur le goudron … Quand je pratiquais exclusivement le VTT, je rechignais à sortir en hiver, je sais pourquoi je rechigne moins en Gravel : tout simplement car je roule plus longtemps et sur plus de distance, le ratio temps passé à nettoyer le vélo, le pilot et les vêtements / temps passé sur le vélo est plus intéressant … Ce coin est très joli, aux portes de la Cocagne, et varié quand on prend un peu de hauteur avec de jolies vues sur les vallées ou les massifs au loin : Pyrénées, Montagne Noire, Haut-Languedoc, Grésigne … Les « vieux » dont je fais partie ont encore de beaux jours devant eux : nous sommes partis à deux pour la petite variante de Montans pour aller voir les deux tunnels qui amènent les eaux des ruisseaux du Rieutord et de Banis vers le Tarn, très ludiques à passer en saison estivale car le niveau d’eau n’y est vraiment pas haut. Les alpinistes ont leurs premières hivernales, je pense pouvoir affirmer avoir accompli la première hivernale de ce passage, avec un tel niveau d’eau et ce courant, je n’ai pas pu continuer dans le lit du ruisseau après le deuxième tunnel pour aller récupérer le chemin qui passe sur la rive du Tarn (de l’eau jusqu’au cuisses), belle session de bartassage à travers un roncier (pas épais mais bien pentu) pour le rejoindre … Le « jeune » qui m’accompagnait s’est dégonflé ! Attention donc si vous récupérez cette trace, attention aussi, il faut passer juste à côté de ruches pour accéder aux tunnels … Si vous y aventurez tout de même, « à vos risques et périls » … Négligence … Les conditions hivernales quand il pleut ou que les terrains sont gras ou mouillés peuvent mettre à rude épreuve le matériel. Mes dernières sorties ont été très humides, les plaquettes de frein en souffrent, j’avais changé les plaquettes arrières et avait programmé le changement des plaquettes avant d’ici une quinzaine de jours, erreur : elles ont perdu le peu de matière restant assez rapidement aujourd’hui, j’ai donc terminé sans frein avant, obligé de les enlever (les pistons étant trop sortis) pour terminer la balade, c’est peut-être aussi pour cela que je n’ai pas rechigné à faire cette première hivernale, je ne m’amuserai pas tous les jours à ça … Je roule souvent dans ce coin tout proche de la maison, j’apprécie sa variété, j’apprécie y rouler en bonne compagnie comme cela a été le cas aujourd’hui, merci à tous, nous y reviendrons en belle saison pour mieux en profiter encore ou un nocturne ride sous une pleine lune, pour profiter des pistes dégagées et alterner avec ces jolis sous-bois … Mention très gourmande et spéciale : passez par la Maison Durand, pâtissier à Saint-Sulpice, vous ne regretterez pas le détour !
08:05
102km
12.7km/h
700m
700m
Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
January 30, 2026
En préambule … Mis à part mes pérégrinations très urbaines mais pendant lesquelles je suis quand même arrivé à trouver des passages Gravel (si si !), je n’avais pas roulé que sur du goudron depuis un temps certain. Non pas que je n’aime pas le goudron, mais qui aime vraiment ce mélange complexe d’hydrocarbures carbones, hydrogènes, asphaltènes, résines, aromatiques et saturés ? S’y ajoute en général de l’azote, du soufre, des traces de métaux (nickel, vanadium ...), en petites quantités … Sachant que la plus grosse partie d’une route est faite d’une sous-couche de granulats (gravier, sable, cailloux), le goudron proprement venant dessus. Les routes que j’affectionne sont de petites routes au revêtement irrégulier, cabossé, où la végétation reprend ses droits mais je reconnais que ce peut être grisant de rouler sur un beau bitume, du billard, du velours, le rendement s’est ressent, on vole, on se prend pour un champion, on met les mains sur les prolongateurs. Je connais aussi de belles routes de montagne. Mais celles que je préfère sont celles qui se terminent en impasse et laissent place à une piste ou un chemin. De temps en temps, notamment en hiver ou en automne, quand les terrains sont (un peu) gras, mes sorties deviennent cyclo-gravel ou cyclo, cela permet aussi de parcourir plus de kilomètres dans le même temps. Je l’ai déjà écrit : quand le planning du week-end est bien chargé, aller rouler de nuit est une solution. La météo est bonne ce soir, le week-end va être bien occupé, je pars donc pour une balade semi-nocturne goudronnée : aller chercher la voie verte entre Bessières et Bressols, puis rejoindre Montech pour revenir sur Toulouse le long du canal latéral et rouler de nuit en ville et prendre quelques photos. Je prévois une balade autour des 150 km, avec la petite pause pour manger, le camping-gaz bleuet et la boîte de conserve ou le sachet cuisiné, pourquoi pas un petit cassoulet (certains ne sont pas mauvais en boîte) comme en fin 2025 du côté du Pic de Nore lors d’une longue journée sur le vélo. Je suis un rare utilisateur des sacoches en Gravel (je pratique du Gravel qui peut secouer, on voit plus souvent des sacoches de selle ou pour les autres utilisateurs de Tailfin l’aeropack, j’ai une tige télescopique, elle m’est très utile en Gravel-enduro, donc pas de sacoche) et je m’y tiens car ça a fait pas mal rigoler quand j’en étais encore au stade rookie. Je veux être aussi un utilisateur assidu du réchaud quand je pars sur la journée, pas seulement parce que cela fait baroudeur (le frime !) mais parce que je trouve ça sympa. Pendant et après … Il a plu, d’abord par intermittences puis de façon continue. La fin de journée était ensoleillée, le vent était tombé, jusqu’à Villemur-sur-Tarn j’ai profité d’une accalmie même si je voyais les nuages arriver de l’Ouest et le vent se lever, il me semblait l’avoir de face, bon signe pour le retour le long du canal latéral à la Garonne, il tournera ensuite. Il a commencé à pleuvoir à Villemur, façon bruine. Les gouttes ont été plus nombreuses à Bressols et sur la liaison vers Montech pour rejoindre le canal. Crédibilité. Je suis équipé pour rouler sous la pluie, je m’en dispense sur mes trajets allers de véloboulot quand il pleut trop (j’aime mon véloboulot, je pratique la vélothérapie, mais quand même …), par contre quand je prends la pluie sur une sortie ou en voyage, je continue de rouler. J’organise des sorties avec Ô Gravel, des évènements comme le Grand Tour ou l’Occitanie, même si c’est du bénévolat il me semble important d’être crédible : si je propose une descente engagée, c’est que j’y suis passé sur le vélo, je sais rouler sous la pluie, je vais faire les derniers réglages de l’Occitanie en hiver ou quelques temps avant, dans les conditions que pourraient rencontrer les participants, si je propose un truc comme l’Occitanie c’est que je suis capable d’en venir à bout … J’ai donné tout récemment l’exemple d’un vélociste qui va bosser tous les jours en vélo quel que soit le temps, si ce gars te donne un conseil sur des fringues de pluie, il est bon à prendre. Je me souviens d’un mécano et de vendeurs d’un magasin de vélo dont je tairai le nom et qui a changé de propriétaire depuis qui ne juraient que par le free-ride et les gros vélos bien suspendus et que j’avais vu sauf erreur abandonner sur une Garoutade, un truc VTT bien costaud qui se tenait à L’Ille-sur-Têt sur les terres du futur Caminade et auquel j’ai eu l’occasion de participer deux fois. Crédible … J’ai fait un peu plus court que prévu, la pluie c’est pas super pour les photos et surtout pour l’appareil photo … Le petit cassoulet est bien passé, je ne dénigre pas ni ne me moque de la diététique sportive : les compétiteurs doivent suivre de vrais régimes, le cassoulet n’en fait peut-être pas partie. Je m’autorise ça surtout pour rigoler un peu et parce que c’est bon. Je ne suis pas compétiteur mais je roule un peu quand même … N’oublions pas que je postule chaque année au titre de « fou de Garidech ». Je ne sais d’ailleurs toujours pas qui a lancé ça, s’il lit ces lignes, merci à lui de se manifester, je ne sais toujours pas si c’est de moi dont il parlait. Je ne connais peut-être pas tous les cyclistes de Garidech, j’en connais quelques-uns, un pourrait aussi postuler … Un ragondin croisé ou évité le long du canal. Je les traite souvent de suicidaire, celui-ci a traversé tranquillement devant moi … Il faut noter que ces bestioles sont obligées de se planquer toute la journée et ne peuvent pas non plus être tranquilles la nuit … Pauvres ragondins ! Allez, les ragondins sont mes copains ! Deux rats tout court, des échassiers, des bruits dans l’eau, des pêcheurs nocturnes … De beaux exemples de pollution lumineuse dans les zones industrielles bordant le canal en arrivant sur Toulouse … Rouler sur les voies vertes (goudronnées pour celles-ci) de nuit permet de se sentir en sécurité et de rouler serein. J’avais besoin de bien m’aérer la tête et les poumons (épidémie de grippe gastro et autres en ce moment), de transformer la fatigue intellectuelle et psychique en fatigue physique plus facile à réparer, je pense avoir bien fait de rouler ce soir, le week-end risque d’être bien humide …
06:54
123km
17.9km/h
310m
290m
Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
January 25, 2026
Toulouse, Port de l'Embouchure, les Filtres, les berges de Garonne, les deux passerelles du Grand Parc Garonne, et l'après-midi les berges de Garonne vers Gagnac-sur-Garonne, la passerelle sur la Garonne, Seilh, Beauzelle, Blagnac. Une bonne journée passée en bonne compagnie ! Compte-rendu complet sur notre site, merci Jacques !
06:38
68.5km
10.3km/h
170m
160m
Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
January 17, 2026
Le (vraiment) tout dernier chapitre de cette thématique du « Tout Toulouse ou (vraiment) presque » … Pour aller chercher ces derniers kilomètres non encore parcourus il a fallu repasser par pas mal d’endroits déjà explorés … J’aurais pu procéder façon tournée de facteur : rue par rue, quartier par quartier. J’ai travaillé plusieurs étés comme facteur, la tournée s’organisait ainsi rue par rue, en tricotant (dans l’ordre des numéros, on change de trottoir sans arrêt) ou alors en distribuant d’abord dans les boîtes aux lettre des numéros pairs (ou impairs) puis impairs (ou pairs, un côté puis l’autre). Dans ce dernier cas, je pouvais revenir dans la même rue un moment après mon premier passage car j’allais faire d’autres rues avant de revenir faire un côté, ça cassait certaines habitudes d’usagers qui attendait à heure fixe leur courrier, le facteur étant vecteur de lien social. J’ai procédé par quartiers et par directions cardinales, mais j’ai tracé les premières prospections avec une contrainte : que ma trace ne recoupe pas le trajet effectué, donc pas d’aller et retour, pas de croisement de trace, donc des rues laissées de côté … Un très bon rapport kilomètres parcourus pour la première fois / distance totale. Pour la deuxième fournée, je suis allé chercher les rues non encore parcourues et là j’ai dû passer par pas mal d’endroits déjà roulés. J’en ai quand remis une dernière couche avec ces « Toulouse endest » mais j’arrête vraiment là cette thématique. Je n’arrêterai pour autant pas de rouler dans la ville, j’y reviendrai pour d’autres thématiques ou pour flâner en ville, tout simplement, le vélo est un bon moyen de découvrir une ville. Pas facile de tenir un certain rythme avec tous ces changements de direction et les signalisations, j’ai déjà écrit que j’étais assez respectueux des signalisations tricolores et des autres. Le week-end, il y a moins de circulation en ville (quoique, en certains endroits), c’est aussi pour cela et pour mieux profiter que j’y roule le week-end. Le samedi est à proscrire pour le centre-ville … J’ai regrimpé Jolimont sans passer à la colonne commémorant la bataille napoléonienne du 18 avril 1814 face aux armées combinées anglaises, espagnoles et portugaises, conduites par le Duc de Wellington. Bataille qui opposa 42 000 soldats de l’armée française à 52 000 soldats ennemis et fit tout de même quelques morts mais qui historiquement et politiquement ne servit à rien puisqu’il n’y eut officiellement ni vaincus ni vainqueurs … J’ai retraversé la Cité Amouroux où j’ai fait ma scolarité primaire à Michoun, ma mère y était enseignante, mes grands-parents y ont habité après leur appartement Avenue de Lyon, le quartier a été rasé depuis dans le cadre du projet mégalomaniaque de la Tour Occitane de 150 m de haut qui sera la plus haute tour en France hors Paris, une grosse verrue dans la ville … Je suis ensuite allé chercher quelques rues au Nord puis à l’Ouest avant de revenir vers le centre d’abord du côté de la Cartoucherie puis dans le centre historique. La Cartoucherie doit son nom, c’est beaucoup moins original que l’origine du quartier des Trois Cocus, à l’ancienne cartoucherie militaire qui y fut implantée à la fin du XIXᵉ siècle. À partir des années 1880, l’État choisit ce vaste secteur alors peu urbanisé pour y installer une usine destinée à la fabrication de munitions pour l’armée française. La Cartoucherie de Toulouse devient rapidement un site industriel stratégique, employant plusieurs milliers d’ouvriers, notamment lors de la Première Guerre mondiale, période durant laquelle la production est fortement intensifiée. Au fil du XXᵉ siècle, l’usine rythme la vie locale et marque durablement le paysage urbain avec ses grandes halles métalliques et ses bâtiments industriels. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site est réquisitionné puis reprend une activité plus réduite dans l’après-guerre. À partir des années 1960-1970, la baisse des besoins militaires et la modernisation de l’industrie de l’armement entraînent un lent déclin du site. Les activités cessent progressivement, jusqu’à la fermeture définitive au début des années 2000. Laissé en friche pendant plusieurs années, le site a été plus récemment réhabilité, certains diront boboïsé ou gentrifié, les Halles de la Cartoucherie sont un lieu aujourd’hui très prisé pour ses restaurants ou ses manifestations culturelles, « a place to be ». Sous couvert de réhabilitation, de renouveau, Toulouse, comme d’autres grandes villes pratique la gentrification des quartiers anciennement populaires ou ouvriers et trie sa nouvelle population, repoussant vers l’extérieur de la ville (ou plus loin encore) les populations les moins aisées … La tauromachie était très développée dans le Sud-Ouest, Toulouse aussi a eu ses arènes (je ne parle pas des arènes romaines dont il reste des vestiges entre Purpan et Ancely), les plus grandes après Nîmes, avec environ 14 000 places. Les activités ont progressivement diminué à partir de 1976 et elles ont été détruites en 1990. Le Lycée des Arènes y a aujourd’hui sa place, avec sa forme ronde … D’où le nom aussi du quartier éponyme. Pas très original non plus, la Place du Fer à Cheval tient bien son nom de sa forme en demi-cercle, pas d’écurie royale ou de maréchal-ferrant, l’hippodrome est plus loin, c’est l’un est l’un des plus anciens et prestigieux lieux de courses hippiques de France, inauguré en 1866. Il y a tellement à raconter sur le centre historique de Toulouse … Soyez rassurés, je ne vais citer que la Rue de l’Homme Armé, d’abord appelée Rue du Sauvage, nom donné en allusion à la petite statue qu’y fit sculpter à a fin du XVème Peyronet Delfau, représentant un « sauvage armé d’une massue », pour servir d’enseigne à une de ses auberges, très nombreuses à l’époque dans ce quartier. Nombreux Toulousains passent devant la statuette sans lever la tête et sans connaître son histoire. La Basilique Saint-Sernin ou les Jacobins sont des monuments emblématiques de la ville rose, la Cathédrale Saint-Étienne mérite aussi le détour de par son architecture atypique, fruit d’une très longue histoire. Un premier bâtiment a été érigé dès le IVᵉ siècle. Au fil du Moyen Âge, l’édifice connaît de nombreuses transformations. À partir du XIIᵉ siècle, une cathédrale romane est édifiée, dont subsistent aujourd’hui quelques éléments, notamment le chœur ancien. Au XIIIᵉ siècle, un chantier est lancé pour construire un édifice gothique de grande ampleur. Le projet restera inachevé par manque de finances et en raison de crises politiques et sanitaires. Deux parties de style bien différent coexistent donc et font l’originalité de la cathédrale. Des vitraux remarquables et un orgue monumental enrichissent l’intérieur. Visiter Toulouse à vélo permet de se rendre sur les lieux les plus touristiques et emblématiques et d’aller voir aussi ceux moins connus ou moins visités : les Filtres (pas la Prairie des Filtres), l’Île Saint-Michel, celle du Ramier, les parcs et châteaux de la rive gauche, etc. Je propose deux boucles de ce type dans le topoguide « Boucles à Vélo autour de Toulouse » paru aux Éditions Chamina et toujours disponible dans les librairies … Si on se cantonne au centre historique ou l’hypercentre, la balade peut se faire à pied et avec le métro. Il y a quelques fiches industrielles en ville et pas si éloignées du centre-ville, certaines sont rasées et rachetées par des promoteurs, d’autres comme la cartoucherie sont en partie réhabilitées et aménagées en espaces communs, il est important de garder traces du passé industriel ou historique des villes. J’écris souvent sur la piscine Nakache dont il est important de conserver le bâtiment pour son architecture arts décos mais surtout pour la symbolique historique. La prison Saint-Michel en est aussi un exemple. « Je ne crois en rien, sinon un avenir meilleur que les hommes feront eux-mêmes de leurs propres mains pour tous et sans distinction » Marcel Langer Cette prison fut pendant l’Occupation un lieu central de répression par les autorités nazies et le régime de Vichy. Des centaines de femmes et hommes y furent interrogés, torturés, assassinée ou déportés. 700 d’entre eux furent embarqués et déportés à Toulouse le 2 juillet 1944 dans le « train fantôme » qui eut un itinéraire erratique au gré des sabotages ferroviaires et de l’avancée des Alliés. Beaucoup de familles ont perdu trace des déportés pendant longtemps. Marcel Langer, chef de la 35e brigade des FTP-MOI, guillotiné dans la cour de la prison le 27 juillet 1943. Divers résistants (parmi lesquels Angèle Bettini, Raymond Naves, Conchita Ramos, Maurice Fontvieille, Sylvain Dauriac, Alice Kokine, François Verdier, Jean Durand, Marcelle Fontès, Henriette et Suzanne Guiral, etc.) y ont été détenus et beaucoup furent exécutés ou assassinés par la répression. Certaines exécutions se firent à l’extérieur de la prison comme au Bois de la Reulle à Gragnague (16 corps retrouvés mais les bénévoles du groupe de recherche soupçonnent que d’autres exécutions ont pu y avoir lieu, ou à la forêt de Buzet-sur-Tarn (57 corps), ou encore François « forain » Verdier en forêt de Bouconne. Je comprends tout à fait qu’une rue piétonne soit un lieu réservé et préservé pour assurer une circulation aisée aux piétons mais les piétons se sont accaparés toutes les rues du centre-ville et du centre historique qui ne leur sont pas toutes dédiées, les trottoirs ne servent à rien … Je me suis fait bousculer par un piéton dans une rue non piétonne, je roulais pourtant vraiment doucement … Un peu plus loin, c’est une dame qui m’apostrophe car je ne l’ai pas laissée traverser (pas de passage piéton), il faut dire que j’étais en train de boire au bidon, une main sur le guidon, impossible donc de m’arrêter, je n'ai pas été poli. Et par trois fois, j’ai failli me faire renverser par des voitures refusant une priorité, priorité que je n’avais pas forcée, j’étais bien engagé … Je connais plutôt bien Toulouse mais avec le ciel couvert, les tournicotis tornicotons incessants, j’avoue par deux fois m’être trouvé vraiment déboussolé, pas sûr du quartier dans lequel je me trouvais ou pensant aller dans une autre direction. Un peu perdu dans mes pensées, j’ai failli me payer une barrière, grise sur ton gris, réveil rapide et reconcentration … J’ai aussi entendu un « Bonjour Thierry ! », si c’est bien Fabien et sa petite famille, salut à vous-même si nous ne sommes pas arrêtés … Ces traces toulousaines n’ont pas d’autre intérêt que les compte-rendu qui les accompagnent, je me régale toujours à trouver des piétonniers insoupçonnés entre deux rues ou des petits coins de verdure, j’y ai encore eu droit aujourd’hui … Et je découvre toujours de nouveaux sites très intéressants, là cela a été la Cité internationale, projet urbain, scientifique et universitaire inauguré en 2023. Elle regroupe des logements destinés à des étudiants ou des chercheurs français ou étrangers, des espaces de travail partagés, des salles de conférences, un restaurant, etc. Et elle a été implantée sur l’ancien site du laboratoire du professeur Paul Sabatier, prix Nobel de chimie, qui avait accueilli dès le début du XXᵉ siècle les premiers laboratoires scientifiques de l’Université de Toulouse. Dans le jardin et la venelle de la Cité internationale, plusieurs bustes de scientifiques sont exposés, tous réalisés pour souligner l’importance du site historique anciennement occupé par le laboratoire de l’université : - Paul Sabatier (1854 1941). Chimiste originaire de Carcassonne, professeur à Toulouse, il reçoit le Prix Nobel de chimie en 1912 pour ses travaux sur la catalyse. - Jean Jacques Laffont (1947 2004). Économiste toulousain, figure majeure des sciences économiques internationales, également représenté par un buste. - Ernest Mérimée (1846 1924). Professeur de langues (et homme de lettres) lié à Toulouse, aussi mis à l’honneur dans la série de bustes. - Charles Camichel. Physicien (dans la liste des bustes — avec Mérimée, Sabatier, Laffont) mettant en lumière des disciplines scientifiques variées. - Marte Condat. Médecin, également représentée parmi l’ensemble des figures scientifiques exposées. - Paul Lucien Montané. Professeur d’anatomie inscrit dans la même série de bustes. Outre les bustes, le parcours muséal de la Cité internationale comprend plusieurs séries de panneaux thématiques qui complètent les bustes en racontant l’histoire scientifique du site, notamment le rôle de Paul Sabatier dans la création de laboratoires à Toulouse, et plus largement l’importance de l’Université toulousaine dans divers domaines (sciences dures, médecine, économie). Je ne suis pas fan de ces nouveaux aménagements d’espaces verts publics justement trop aménagés, comme ce qui se fait au Grand Parc Garonne sur l’île du Ramier devant la piscine Nakache : beaucoup de béton finalement, des plantations très canalisées, des étagements, etc. J’aimerais voir des espaces vraiment plus naturels …
12:53
209km
16.2km/h
750m
770m
January 18, 2026
Spaghetti again? You wouldn't happen to have Italian roots, would you?
Fountain, I'm not drinking your water anymore 😜
Translated by Google •
Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
January 11, 2026
Nulle prétention à figurer dans quelque livre des records ou à être couronné d’une façon ou une autre, le « titre » autoproclamé mais légitime (c’est prétentieux ça non ? Allez va pour le livre des records …) de celui qui aura parcouru le plus de kilomètres différents de rues, cyclables, voies vertes, piétonniers dans Toulouse et l’agglomération … Dernières balades de la post face du gros volume de mon « Tout Toulouse ou vraiment presque tout ». Pour ces derniers kilomètres, j’ai parcouru à nouveau tous les quartiers pour aller chercher les portions manquantes, il en restera tout de même encore mais je ne vais pas y revenir pour ça, sauf si quelqu’un prétend prendre ce titre … Rue des Saules, il n’y en a pas ou plus, Rue des Palmiers, j’y suis passé en bout mais au souvenir il n’y en a pas non plus, ni du fusain Rue du fusain … Rue des Géraniums, c’est plus facile mais ce n’est pas la saison. Je pourrai commenter ainsi un grand nombre de dénominations de rues, Rue Montségur, Rue de Gavarnie (où est le cirque ?), Rue du Tourmalet, etc. La Rue de l’Aubisque n’est pas longue mais pentue mais pentue, mais elle ne vaut pas la Rue du Canigou ou celle du Pic de la Sagette ou le mur de la Rue du Pic d’Orhy à L’Union et encore moins le Chemin des Canalets, le rue la plus pentue de Toulouse où sont passés les coureurs du Tour de France en 2025 … Crades … C’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ces gens qui salissent même le devant de leur résidence ou de leur maison, je ne comprends pas … Crades, tous ces déchets qui peuvent traîner dans une ville … J’écris souvent sur le sujet : éducation, expliquer aux autres usagers les principes de la circulation cycliste pour qu’ils comprennent et respectent. À condition que les cyclistes soient d’abord crédibles et se montrant respectueux du code de la route. Les nouvelles pistes cyclables, pas les voies partagées, sont rouges ; j’ai même vu et je ne connaissais des vélorues, les vélos y sont prioritaires, les 4 roues doivent rester derrière … J’ai un peu débordé de Toulouse même, à Portet-sur-Garonne je suis repassé au Récébédou. Le Récébédou, quartier « coincé » entre la Route d’Espagne, la voie ferrée et l’autoroute est chargé d’Histoire. Le Récébédou est connu des Toulousains de souche car pendant la Seconde Guerre mondiale, un camp d’internement pour les Juifs et les Républicains espagnols y avait été bâti entre 1941 et 1942. Des convois ferroviaires ont emmené les internés vers Drancy et Auschwitz … Il est à noter que ce camp était géré par la préfecture de la Haute-Garonne sur ordre de Vichy, pas les allemands … Avant cela, en 1940, le camp accueillait les réfugiés du Nord de la France, puis des réfugiés et des évadés, puis un établissement semi-ouvert pour les Juifs et les Espagnols, avant que Vichy n’en change le fonctionnement. Les conditions de vie étaient déplorables, des centaines d’internés mourront pendant l’hiver 1941-1942. Un Musée de la Mémoire a été installé dans le seul baraquement du camp qui existe encore. Notre région compte quelques lieux de mémoire de ce type (Le Vernet, Rivesaltes) qui mériteraient plus de mise en lumière, pour ne pas oublier … Devoir de mémoire important à une époque où les extrémismes et les révisionnismes reprennent de l’ampleur … Le 21 septembre 2001 l’explosion de l’usine AZF a marqué la ville et tout le pays et reste l'une des tragédies industrielles les plus marquantes de l'histoire récente de la France. À 10h17, une détonation dévastatrice secoue la ville, détruisant une grande partie de l’usine chimique et causant des dégâts considérables dans les quartiers alentours. L'explosion a été provoquée par la détonation de 300 tonnes de nitrate d’ammonium, un produit chimique utilisé comme fertilisant, mal stocké et manipulé dans des conditions de sécurité insuffisantes. L’onde de choc a été ressentie jusqu’à 80 km de Toulouse, beaucoup ont cru d’abord à un attentat, les États-Unis venaient d’être très lourdement touchés le 11 septembre. Le bilan humain est lourd : 31 morts, plus de 2 500 blessés et des dizaines de milliers de personnes exposées aux effets de l'explosion. Les infrastructures de la ville, notamment les habitations, écoles, et commerces, ont subi de graves dommages. L’enquête judiciaire, ouverte peu après, a mis en lumière de multiples négligences en matière de sécurité. En 2009, l'explosion a été jugée accidentelle, ça arrangeait bien la société Grande Paroisse, une filiale de Total, qui gérait le site. Le jugement a été prononcé en 2009, concluant que l’explosion était un accident industriel mais causée par de graves négligences. Grande Paroisse a été condamnée à 225 000 euros, une bagatelle pour "blessures involontaires" et "mise en danger de la vie d’autrui". La société a été reconnue responsable de l’accident en raison de la mauvaise gestion du stockage du nitrate d’ammonium et du non-respect des normes de sécurité. Les dirigeants de Grande Paroisse ont également été poursuivis. Le directeur de l'usine a été condamné à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis, mais il a échappé à une peine plus sévère. D'autres responsables ont été condamnés à des peines de prison avec sursis ou à des amendes. Le jugement a jugé que l'explosion résultait de l'accumulation de plusieurs erreurs humaines, incluant la mauvaise gestion du stock de nitrate d'ammonium et des défaillances dans les procédures de sécurité. L'État a été jugé partiellement responsable, mais aucune condamnation pénale n'a été prononcée à son encontre. Une œuvre mémorielle a été érigée sur le lieux de l’explosion avec des panneaux informatifs relatant les évènements. Sur l’Île du Ramier, entre le bras de Garonne et la Cité université Daniel Faucher se trouve le Jardin de la poudrerie. À l’origine, le site accueille dès le XVIIᵉ siècle une poudrerie royale, destinée à la fabrication de poudre noire pour l’armée. Ce choix d’implantation, en bord de Garonne, répondait à des besoins logistiques et de sécurité. Au fil des siècles, le site devient un vaste complexe industriel, marqué par l’activité chimique et militaire, qui façonne durablement le paysage et la vie des quartiers alentour. Au XIXᵉ siècle, avec les progrès techniques et la révolution industrielle, la poudrerie évolue. Elle s’inscrit progressivement dans une activité chimique plus large, tout en restant liée à l’État. Le site s’agrandit, se modernise et s’intègre dans un vaste ensemble industriel au sud de Toulouse, aux côtés d’autres usines chimiques. Au cours du XXᵉ siècle, le secteur devient un pôle majeur de la chimie française. La poudrerie cohabite avec plusieurs installations industrielles, dont l’usine AZF (Azote Fertilisants). Cette concentration d’activités à risque à proximité de zones urbaines pose progressivement des problèmes de sécurité, longtemps sous-estimés. Il a fallu l’explosion de l’AZF) pour qu’on prenne conscience des dangers de ces sites industriels implantés dans les villes, certains étant toujours bien actifs … Tolérance Ouverture Universel Loyauté Olympique Union Solidaire Equipier Mots peints sous un pont près de l’entrée du Stadium, enceinte du T.F.C., certains supporters fanatiques et extrémistes en France et ailleurs en ont oublié le sens …
06:37
104km
15.7km/h
470m
470m
January 12, 2026
You should put your knowledge into books 🤓👌
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
December 26, 2025
Komoot, pour ton calcul de la vitesse moyenne, ne compte pas les heures de bivouac, ce sera plus flatteur ... Erreur aussi sur le dénivélé cumulé ... Chaque fin d’année, un joli challenge sportif est proposé sur Strava : le Rapha festive 500 (en lien avec la marque de vêtements Rapha), parcourir 500 km à vélo entre Noël et le Premier de l’An. J’en ai été pas loin plusieurs fois, c’est l’occasion là de réaliser ce challenge. J’avais d’abord pensé aller chercher le soleil là on pourrait penser le trouver plus facilement en ce moment de l’année : en bord de mer, en traversant l’Aude pour rejoindre la mer via les Gorges de Galamus puis les Corbières et arriver du côté du Barcarès pour remonter jusqu’à Narbonne et rentrer par le Canal du Midi. J’ai proposé à Jacques de m’accompagner sur 3 jours maximum, entre le 26 et le 28 décembre. Les dernières prévisions météorologiques indiquent 2 jours de mauvais temps et de pluie et une amélioration dimanche vers le Méditerranée. Le mauvais temps vient de l’Ouest, l’Aquitaine devrait être sous le soleil dès le 26. Et si on allait chercher le soleil à l’Ouest ? Direction donc Bordeaux en train pour ensuite rejoindre les plages des Landes, rejoindre le Bassin d’Arcachon par l’Eurovélo 1 Vélodoyssée et traverser les Landes pour passer en Armagnac et à Notre-Dame-des-Cyclistes près de Labastide-d’Armagnac pour revenir par Agen et le Canal du Midi. 555 km, plusieurs véloroutes, voies vertes ou cyclables au programme : la V753 Voie verte de Bordeaux à Lacanau, l’EV1 Vélodyssée, la Voie verte de Mimizan à Sabres, l’EV3 Scandibérique et la V80 Canal des Deux-Mers à Vélo pour finir … Un peu de routes partagées et un peu de pistes ou chemins avec notamment un bout de GR 654 … Voilà pour l’introduction … Quand tu es sur un truc assez long ou particulier (là par exemple tu te tapes 100 bornes de nuit en hiver, même doux, avec l’humidité ambiante, le long du canal latéral à la Garonne après 2 jours de balade et quelques 350 bornes), il y a toujours un moment, même si tu te sens plutôt bien physiquement, fatigué mais bien, où tu te demandes pourquoi tu es là … Il vaut toujours mieux que ce moment soit fugace sinon il faut tout débrancher et te mettre en pédalage automatique … Très agréable la sortie de Bordeaux par des cyclables bien conçues et assez rapidement la voie verte vers Lacanau, sécurisant, ce n’est pas toujours le cas dans des agglomérations de cette taille. Quand s’ajoute à ça les comportements très cordiaux et respectueux des automobilistes qui s’arrêtent pour te laisser traverser, tu te dis que c’est parti pour un agréable moment de manivelles … Et en plus nous avons roulé en territoire chocolatine, gâtés ! Nous sommes partis avec de quoi bivouaquer en extérieur, sous un porche bien abrité ou sous tente, dans des conditions de voyage autonome à vélo, pas de contrainte exacte sur le sujet, pour preuve nous avons dormi à l’hôtel le premier soir à La Teste-de-Buch, très bien accueilli par le personnel à notre arrivée à l’Holiday Inn Express : un monsieur très cordial et très arrangeant puisqu’il a nous proposé de rentrer nos vélos dans une salle technique, ayant compris que nous y tenions particulièrement et que ce n’était pas des vélos quelconques que l’on gare dehors sans se poser de question, cela nous aussi permis de laisser certaines sacoches dessus. Et pour le deuxième soir, on peut parler de miracle ou de destin, ou de sacré coup de bol puisque c’est parce que je voulais voir cette église de Bostens avec son magnifique clocher éclairé dans la nuit que l’on voyait de loin que nous nous sommes retrouvés quelques minutes sous son proche, spacieux et très intéressant pour un bivouac quand j’ai vu cette porte avec noté dessus « Halte pèlerin » que j’ai poussée par curiosité … Contrairement à ce que certains grincheux ont pu prétendre la curiosité n’est pas un vilain défaut. Pour Platon ou Aristote la curiosité pouvait être noble (envie de savoir, d’apprendre) mais dangereuse quand elle devient indiscrétion et vaine agitation de l’esprit. Les stoïciens s’en méfiaient quand elle se tournait vers ce qui ne nous regarde pas. La valeur morale de la curiosité est apparue au Moyen Âge chrétien avec Saint-Augustin ou Saint-Thomas d’Aquin : la bonne curiosité est recherche de vérité, étude de la création, des sciences ; la mauvaise curiosité elle a plutôt goût de malveillance ou de scandale … Toujours est-il que j’ai poussé la porte, elle était ouverte et l’est visiblement toujours : la bâtiment, Malicheq, est entretenu par l’Association de Protection du Patrimoine et de l’Environnement des Neuf Fontaines. Et il est mis gracieusement à disposition des pèlerins sur le Chemin de Saint-Jacques et des autres randonneurs en tous genres, y compris au moins depuis le 29 décembre les cyclistes en vadrouille l’hiver. J’ai laissé un message sur le numéro noté à l’intérieur pour que les gans ne s’inquiètent pas de voir la lumière du lieu allumée. Quelques minutes plus tard un bénévole de l’association est venu gentiment nous voir pour nous ouvrir le gîte attenant, toujours gratuitement, nous resterons dans la première pièce et dormirons sur nos matelas, la pièce était plus petite et nous avons pu chauffer un petit moment … Il faut reconnaître que dans notre monde que beaucoup veulent morose un tel lieu interpelle et rassure quant à la condition humaine : charité religieuse, charité humaine, bonté, partage, ça existe et ce n’est peut-être pas si rare que ça ! Un grand merci et un grand bravo aux membre de cette association. La météo a été clémente avec nous, froid mais pas glacial, un peu de vent, une seule crevaison et des soucis de fixation des sacoches de fourche pour Jacques, vraiment pas grand-chose donc. Ajouté à cela notre passage à Notre-Dame-des-Cyclistes et cette nuit à Bostens, je pense pouvoir affirmer que nous avons (enfin) chassé la sorcière aux dents vertes qui s’acharnait régulièrement sur Jacques … Je lis actuellement « Arpenter le paysage, poètes, géographes et montagnards » de Martin de la Soudière. Le Gravel est un vraie façon d’arpenter les paysages, chaque coin ayant une identité et une spécificité paysagère que l’on appréhendera d’autant mieux qu’on ne se déplacera pas trop vite. Martin de la Soudière a choisi cette citation de Proust en introduction de son ouvrage : « Le seul véritable voyage, le bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux. De voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est. » Pierre Sansot ajoute à l’importance du voyage lenteur une idée de douceur, incitation à la bienveillance, au respect des lieux traversés. À ma façon, je me sens arpenteur, sans prétention d’étude géographique poussée, j’ai les yeux grands ouverts, je découvre, j’essaie aussi de comprendre l’évolution, l’histoire de lieux, qu’ils soient naturels ou marqués de la présence de l’homme. Et ça marche même de nuit : le peu que l’on voit grâce à notre éclairage laisse libre cours à son imagination pour mettre en lumière, construire le paysage existant. Bordeaux, Océan, côte landaise, Arcachon, Le Pyla, Landes profondes, Armagnac – Albret, plaine de la Garonne, je ne vais pas faire l’inventaire de tous les paysages que nous avons pu voir, juste prendre quelques notes cérébrales. Quand tu passes trop vite, tu restes un peu sur ta faim, une accumulation de clichés pris rapidement … Nous avons donc commencé notre voyage sur les bords de Garonne, où passe l’Eurovélo 3 Scandibérique que nous retrouverons d’ailleurs au 3ème jour. Toulouse est la ville rose, Bordeaux peut être ville blanche, la pierre blanche de l’Entre-Deux-Mers ayant servi et servant encore beaucoup à la construction. Le départ de la ville vers la campagne s’est fait graduellement le long de la voie verte, cette même voie qui autrefois desservaient les campagnes pour y amener la ville, aujourd’hui la voiture remplace cela, le réseau routier même s’il n’est pas toujours bien entretenu en est d’ailleurs impressionnant. Son expansion visant à réduire l’isolement des campagnes a commencé à l’entre-deux-guerre et s’est poursuivi entre 1945 et 1975. Je suis toujours impressionné par le nombre de petites routes existant : plus d’un million de kilomètres dont les deux tiers en routes communales … Dès le 25ème kilomètre nous sommes entrés dans le Parc Naturel Régional Médoc, grandes étendues de forêts de pins (cet arbre nous accompagnera longtemps) avec quelques lacs, certains assez étendus. Et déjà de longues lignes droites … Pas de photos de baignade, nous avions bien pris nos maillots et nous sommes baignés mais l’endroit où nous arrêtés pour cela était zone naturiste, donc pas de photos … Après Lacanau-Plage nous avons suivi l’Eurovélo 1 Vélodyssée. La Gironde et les Landes comptent un nombre impressionnant de voies vertes, pistes cyclables et véloroutes sur voies secondaires. Je pensais à tort qu’une partie des voies vertes bordant l’océan avaient été aménagées sur les anciennes voies de communication du Mur de l’Atlantique. Nous n’avons pas croisé grand monde sur les voies vertes et véloroutes empruntées, pas d’autres voyageurs à vélo. Serions-nous quelque peu fous ? C’est en tout cas très agréable de rouler sur ces voies vertes sans circulation, en été c’est bien différent et plus anxiogène, j’ai déjà écrit sur les comportements divers et variés des piétons, randonneurs et cyclistes sur les voies vertes, parfois à l’opposé de l’effet plaisir-bucolisme recherché … Je voulais descendre le long de la côte pour rejoindre ensuite le bord du Bassin d’Arcachon au niveau du très pittoresque village ostréicole de L’Herbe où nous avions séjourné il y a un certain nombre d’années avec Sylvie au tout aussi pittoresque Hôtel de la Plage restaurant Magne. Les lieux sont toujours aussi pittoresques, figés dans le temps même si très touristiques. Un peu plus loin le village de Canon est peut-être moins fréquenté. Ce qui est agréable à L’Herbe est que la circulation automobile y est interdite. Décor de carte postale avec ces cabanes colorés, ces parcs à huîtres et ces bateaux au bord de l’eau. Et la vue au loin sur la dune du Pyla où nous passerons le lendemain. Nous sommes passés là déjà tard, pas de halte pour déguster 6 huîtres en bord de bassin … Le tour du bassin fait presque 100 km, la nuit tombant tôt nous avons privilégié la version route avec deux passages plus nature entre Arès et Andernos. Nous avons choisi de nous arrêter à l’hôtel à La Teste-de-Buch, une grande zone commerciale laissant présager de la présence d’hôtels 24/24. Comme écrit plus haut, accueil chaleureux à L’Holiday Inn Express, repas pris dans un fastfood voisin, petit-déjeuner à 6h30 servi par un employé lui aussi très agréable. Même dans des chaînes hôtelières dans ce genre l’accueil peut-être de qualité, ce n’est pas la première fois que je le note. Samedi matin, direction le Pilat (Pilat et Pyla-sur-mer), entre sable, vestiges des forêts brûlées en 2022 lors de cet incendie qui a duré 11 jours et brûlé plus de 7 000 hectares de forêt, c’est toujours impressionnant de traverser des étendues de nature touchée par le feu (nous en avions déjà traversé vendredi matin) et de voir aussi la nature reprendre sa place … Nous n’y sommes pas montés, la dune du Pilat est la plus haute d’Europe avec ses quelques 110 m de haut sur 2,7 km de long. Cette dune résulte de l’érosion côtière depuis plus de 10 000 ans, elle est un exemple unique de dune active à si grande échelle, se déplaçant de plusieurs mètres par an vers l’intérieur des terres. Balade entre océan, forêt et lacs. La forêt landaise, plus grande forêt artificielle d’Europe, a été plantée au XIXème siècle pour remplacer les tourbières et les landes, fixer les dunes sablonneuses, le bois est exploité pour la résine (industrie chimique et navale), la construction et le charbon de bois. D’où cette géométrie très rectiligne et ces longues lignes droites, nous nous y sommes frottés avec un petit vent de face pendant un moment. De grandes exploitations agricoles, élevage bovin, céréales et pâturages, maraîchage (dont la fraise) et grandes serres. Sans oublier l’asperge locale et le foie gras et les produits du canard ou de l’oie … Nous avons longé le Lac de Cazaux jusqu’au très joli site de Navarrosse. Le lac a uns histoire militaire et aéronautique forte : il a vu les débuts dans les années 20 de l’hydraviation, une base, plate-forme majeure de formation des pilotes, et une zone de tir sont toujours présentes. Le lac est aussi réputé pour la pêche. La tauromachie est toujours présente, de nombreuses arènes ont été construites, certaines comme à Gabarret sont très colorées. Cabrel l’a très bien chanté, je ne doute pas qu’il en faut une bonne paire pour descendre dans l’arène mais je suis quand même plutôt du côté du taureau, ou alors enlevez les talanquères et montez des murs de 4 m, chacun sera vraiment à égalité. Le cerf ou le sanglier levé par une meute de chiens qui le conduisent vers les chasseurs en sortie de forêt n’a que peu de chance de s’en sortir. Et dans les Landes, le taureau n’est pas mis à mort, c’est un spectacle d’esquive et d’acrobatie. Traversée du Parc Naturel Régionale des Landes de Gascogne, toujours marqué par ces grandes forêts de pins, les maisons traditionnelles à colombages, en alternant routes secondaires et pistes ou sentiers de randonnée, les feuillus remplaçant petit à petit les pins. Peu de gibier rencontré, un groupe de grues faisant migration se posant pour la nuit, quelques chevreuils. Je voulais dépasser Labastide-d’Armagnac et le site de Notre-Dame-des-Cyclistes avant le bivouac. Et nous sommes arrivés à Bostens … Réveil à 5h pour partir vers 6h, une grosse dernière journée nous attendait avec quelques 230 bornes dont de belles portions Gravel et cette superbe voie verte de la Scandibérique jusqu’à Gabarret, et quelques coteaux à passer même si nous avons privilégié les vallées des cours d’eau. Notre-Dame des Cyclistes est édifiée près de la bastide médiévale de Labastide d’Armagnac, bâtie par les Anglais. Le Roi Henri IV aimait aussi s’y rendre pout y séjourner dans une des maisons de la Place royale où logeait – dit-on - une de ses maîtresses. C’est cette même place qui l’aurait inspiré pour l’édification de la Place des Vosges à Paris. C’est en 1958 que le Père Joseph MASSIE, curé et cycliste, découvre cette chapelle couverte de lierre qui daterait du XIème siècle, des vestiges d’un temple du Ier siècle dédié à Jupiter ont aussi été trouvé à cet endroit, une villa gallo-romaine était proche. Le prêtre eut alors l’idée d’en faire un lieu de pèlerinage pour les cyclistes. Notre-Dame des Cyclistes fut officiellement inaugurée le 18 mai 1959, lundi de Pentecôte. Elle est ornée de nombreux maillots cyclistes et de quelques vélos anciens et de divers objets. Elle est souvent une étape pour les cyclistes pèlerins en route vers Lourdes ou Compostelle. Quatre passages du Tour de France et un départ d’étape en 1989 ont honoré le lieu. Croyant ou non, ce site mérite le détour et dégage une atmosphère particulière, comme tous les sites imprégnés de l’histoire du cyclisme. Vérifier les heures d’ouverture du site si on veut visiter. Nous avons ensuite suivi une partie du Gr 654 vers l’Albret et ses villages pittoresques, notamment Mézin ou Nérac et son château du XIème où a résidé Jeanne d’Albret mère d’Henri IV, région marquée par la Guerre de 100 ans puis les guerres de religion. Nous sommes aussi passé au superbe village fortifié de Lavardac pour suivre la très agréable voie verte de la Baïse et rejoindre à Feugarolles la V80 Véloroute voie verte du Canal des Deux mers pour passer la Garonne sur le superbe pont-canal à Agen. Dernière pause restaurative avant les quelques 100 km le long du canal pour rallier Toulouse et boucler notre Duo festive. Je redoute toujours ces longues portions assez monotones le long de ce canal, merci aux deux ragondins qui m’ont tenu en éveil ou ravivé si besoin, je ne dirais pas que le ragondin est con, il est tout de même quelque peu suicidaire : il traverse pour se mettre à l’abri au dernier moment, dès que tu arrives, le premier a été très rapide, le deuxième très costaud et donc très confiant ne s’est pas pressé, j’étais en appui sur les prolongateurs et donc n’ai pas pu freiner tranquillement. Plusieurs hérons dérangés aussi. Quelques rares noctambules aux approches des communes en bord de canal, certains absolument pas visibles, et ces feux d’écluses visibles à des kilomètres avec l’impression de les voir bouger par leur reflet sur la surface de l’eau agitée. Plusieurs degrés en moins au thermomètre sur ces portions bien dégagées et entre canal et Garonne. Merci à Rapha pour ce challenge qui a été prétexte à faire ce beau voyage en bonne compagnie, dans des conditions particulièrement propices, bravo à mon ami Jacques qui a bien pioché dans le mental pour en venir à bout … La performance est aussi là, même si j’écris souvent que ce n’est pas primordial quand je pédale, je recherche avant tout le plaisir et quand je ne roule pas seul le plaisir du partage. Ce challenge a été relevé à deux, nous avons bien géré ça, pas mal quand même en trois jours avec de jolis passages Gravel … Et plutôt original de faire ça en cette saison …
64:31
570km
8.8km/h
1,690m
1,520m
December 30, 2025
Lovely story, it reinforces my idea of traveling by bike next year! Happy New Year ☺️
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
December 21, 2025
Komoot, le D+ cumulé est supérieur à ce que tu annonces ... Ô Gravel affectionne particulièrement la Montagne Noire, véritable paradis pour toutes les pratiques de randonnée, massif très varié par ses terrains et ses paysages, il est traversé de belles et larges pistes forestières liées aux activités du bois ou éolienne mais réserve aussi de beaux espaces très sauvages et naturels, marqués par les influences continentale, océanique tempérée ou méditerranéenne, on passe rapidement de la lande à la forêt de feuillus ou de conifères à la garrigue. Le massif quand on l’aborde depuis les vallées qui le bordent doit se gagner, ça monte bien, les pourcentages sont tous à 2 chiffres, d’autant plus quand y monte par les chemins ou les pistes. Je propose ce pèlerinage depuis un bon nombre d’années, bien avant la création de l’association, les premières années nous avions pu rouler dans la neige. Pour cette balade, j’ai choisi la montée depuis Sorèze par la piste de Pistre, 5 km avec quelques bons pourcentages, montée courte et superbe piste sur le plateau. Toutes proches, les montées par la piste des ardoisières à Dourgne ou la piste depuis Massaguel pour rejoindre le Désert de Saint-Ferréol sont vraiment aussi très belles. J’ai déjà écrit sur le sujet : pas moins de quatre saints protègent les environs : Saint-Ferréol, Saint-Stapin, Saint-Hippolyte Chipoli et Saint-Macaire. http://www.lauragais-patrimoine.fr/USAGES-LEGENDES/US-COUTUMES/DOURGNE/TRADITION-DOURGNE.html 20 membres de l’association ont répondu présents au rendez-vous à Sorèze. Plusieurs circuits étaient proposés, de 45 à 100 km, le plupart des participants ont roulé sur le 75 km. Je propose maintenant, quand le terrain peut être exigeant, plusieurs traces avec des parties communes. Sur un tel circuit avec un départ immédiatement difficile il faudra peut-être prévoir un départ plus tardif pour les avions de chasse de l’association pour rouler un peu plus longtemps ensemble. La balade proposée pour ce pèlerinage est un florilège des plus belles pistes et quelques sentiers dans ce coin : Pistre, la descente en sous-bois sur Arfons avant la Croix des Fangasses où nous sommes passés en fin de balade pour rejoindre le Désert, la piste de Planque Haute pour revenir vers les Cammazes et avoir un peu de répit le long de la Rigole de la Montagne et rejoindre le Lampy, longer le lac jusqu’au Lampiot, passer à Ramondens, rejoindre La Galaube, monter aux éoliennes et rejoindre Laprade. Le tracé du 100 km à cet endroit-là partait vers le lac de Laprade-Basse puis celui des Montagnès pour revenir sur Laprade par le GR 7. Après Laprade, un peu de goudron nous a conduits à Fontbruno pour nous arrêter au Monument commémoratif du Maquis. Ce maquis fut l’un des hauts lieux de la Résistance intérieure française durant la Seconde Guerre mondiale. Ce site forestier isolé accueillit à partir de 1943 plusieurs camps de maquisards, principalement intégrés au Corps franc de la Montagne Noire (CFMN), grande formation de résistance créée au printemps 1944. Le CFMN regroupait des résistants locaux, des réfractaires au Service du travail obligatoire (STO), ainsi que des volontaires étrangers, tous engagés dans la lutte armée contre l’occupant allemand et le régime de Vichy. Les maquis installés autour de Fontbruno menèrent des actions de sabotage, de renseignement et de harcèlement contre les forces ennemies, contribuant à perturber les communications et les déplacements allemands dans le sud du Massif central. Face à cette menace, les troupes allemandes lancèrent une vaste opération de répression. Le 20 juillet 1944, les camps de la Montagne Noire, dont celui de Fontbruno, furent violemment attaqués : bombardements aériens, encerclements et combats au sol provoquèrent de lourdes pertes et la dispersion des maquisards. Plusieurs chefs résistants furent tués ou capturés. Aujourd’hui, le monument de Fontbruno perpétue la mémoire de ces combattants et rappelle le rôle essentiel joué par la Montagne Noire dans la lutte pour la Libération et le rétablissement de la liberté entre 1939 et 1945. Le Col de Fontbruno est apprécié des cyclos de la région. Nous avons poursuivi sur la route pour rejoindre Les Escudiès et repartir sur les pistes vers la Vayssète et Fangasses. La balade sur le massif s’est terminée sur le Désert de Saint-Ferréol, lieu unique qui mérite absolument le détour, et sa chapelle. Pour rejoindre Massaguel. Avec Julien, nous avons voulu descendre tout droit sur Dourgne par l’ancienne descente « Rock and Roll basse » connue des vététistes. Problème : cela faisait bien (trop) longtemps que je n’y étais pas passé, ce segment n’est donc absolument pas à recommander … Si vous ne lisez pas ce compte-rendu et que vous vous y engagez, tant pis pour vous ! Il faudra bartasser un petit moment … Le retour sur Sorèze s’est fait par le GR 653 et ses passages très agréables qui évitent la départementale D 85 très passante. La journée a été très ventée, elle a commencé sur le plateau dans la brume assez humide, le ciel s’est ensuite dégagé par moments fugaces, laissant entrevoir quelques rayons de soleil. Le soleil a pu se montrer en toute fin de journée. De belles pistes blanches, roulantes, quelques jolis chemins façon singles, quelques passages plus techniques, trois gués, une belle journée passée en bonne compagnie ! Bonnes fêtes !
07:58
71.4km
9.0km/h
1,250m
1,270m
Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
December 13, 2025
En images et un petit coup de gueule tout de même. Petit coup de gueule que je peux m’autoriser à pousser puisque je suis cycliste : une grosse partie des cyclistes urbains toulousains sont des abrutis ! Je dois être un des seuls cyclistes à m’arrêter aux feux en ville (quand il n’y a pas le petit triangulaire tourne à droite ou tout droit autorisé, et dans ce cas je ralentis quand même car cela correspond à un céder le passage, les autres passent à fond sans regarder, à travers les piétons qui traversent et qui pestent légitimement, voire tournent à gauche …). Les cyclistes font n’importe quoi, comment être crédible avec ce genre de comportement quand on veut militer pour que le vélo soit respecté comme n’importe quel véhicule sur la route. Il est vrai que je ne vais en ville en vélo que le week-end et de temps en temps le mercredi après-midi, je n’y vais pas aux heures de pointe, il est vrai aussi que la circulation en ville est un vraie jungle, les bus, bagnoles, motos, trottinettes (les trottinettes !!!), piétons ne se comportent pas beaucoup mieux mais les cyclistes sont vraiment sur la plus haute marche du podium des conducteurs de véhicules urbains … Pour les voitures par exemple, il va falloir faire comprendre que le sas vélo au feu doit rester libre, qu’un vélo à droit à être prioritaire, etc. Le piéton, même si ça l’agace, doit lui comprendre que tout ne lui est pas permis et s’il croit cela c’est suicidaire ! Encore 2 ou 3 balades urbaines et je clos la thématique « tout Toulouse », bien sûr je continuerai d’y rouler … Ces balades urbaines à travers tous les quartiers de la ville permettent d’en comprendre les politiques d’urbanisation, quand il y en a eu … Ou l’histoire … Un gros travail d’aménagement de vraies pistes cyclables (une vraie piste cyclable est bien conçue et protégée) est mené, systématiquement dans les nouveaux quartiers où leur place est prévue, dessinée sur les plans. Elles sont maintenant rouges, bien identifiées. Il y a encore des pseudos voies cyclables bien dégueulasses sur lesquelles je refuse pour ma part de m’engager … De jolis coins de graffs découverts aujourd’hui … Un (très) joyeux et (vraiment) très bruyant bordel en centre-ville ce soir : la balade de Noël des motards, je ne sais combien de centaines de motards étaient présents … Les motards sont plus efficaces que les cyclistes pour se montrer présents et militer ! Une moto est plus grosse aussi, le casque plus solide …
10:15
162km
15.8km/h
380m
390m
December 15, 2025
Good evening, I just saw your post and well, having cycled through Paris and Lyon, it's a jungle
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Thierry SCHIAVI - Ô Gravel ! went gravel riding.
December 7, 2025
On a souvent besoin de comparer un paysage à un autre qui sert de référence, la France ne déroge pas à la règle : Annecy est la Venise des Alpes, le Marais poitevin est la Venise verte, Martigues est la Venise provençale, Amiens la petite Venise du Nord, La Canourgue la Petite Venise lozérienne (Venise a du succès), on a le Colorado provençal, le Toscane occitane, les Gorges du Verdon sont notre Grand Canyon, les Calanques de Cassis les fjords méditerranéens (celle-là il fallait la trouver), le Queyras est le Tibet provençal, etc. Pourtant chacun de ces sites a ses spécificités qui méritent sans besoin de comparaison le détour … Le Pic de Nore n’y échappe pas : on peut le comparer (mea culpa, je l’ai déjà fait) au Ventoux, si, si : trois ascensions sont possibles par la route depuis l’Aude par Villeneuve-Minervois, Cabrespine et Pradelles-Cabardès (22 km à 4,6 % de pente moyenne), depuis le Tarn depuis Mazamet par le Col du Triby (12,3 km à partir du Moulin Maurel à 6,3 % de pente moyenne, le Tour de France y est passé en 2018), par Mazamet toujours et la route qui mène à Pradelles ou par les pistes, plusieurs possibilités existent. Une station avec une grosse antenne est à son sommet comme au Ventoux, on dit aussi « le » Nore, la météo y est très fluctuante (le sommet peut vite accrocher les nuages, la pluie, la neige, le vent peuvent être bien présents). Il est bien moins haut (1205 m) mais mérite le détour, c’est le point le plus élevé de la Montagne Noire, et ce massif a ses particularités de par sa position géographique et les influences des climats océanique tempéré, continental ou méditerranéen. On passe rapidement des hêtraies ou chênaies aux forêts ou plantations de feuillus, de la forêt à la lande, à la garrigue ou au maquis, de la piste forestière en gravier à la piste plus caillouteuse, au chemin au sous-bois, le relief peut y être prononcé, le massif réserve des coins très sauvages malgré l’activité forestière assez présente par endroits, les lacs (chacun ayant son caractère, ses particularités) émaillent le massif, etc. Le Tour de France n’y est passé qu’une fois, le 22 juillet 2018 lors de la 15ème étape entre Millau et Carcassonne (montée au Nore à une quarantaine de kilomètres avant l’arrivée, propice à l’attaque, Rafal Majka s’y était engagé mais c’est Magnus Cort Lielsen qui l’avait emporté) mais le Nore mérite lui aussi, sans aucun doute, qu’on le mette en valeur. Au programme de la journée : montée au Nore par la route du Triby depuis le Moulin Maurel et le portail de Nore, descente dans la lande vers Fournès et Lacombe, remontée « classique » par la route depuis Pradelles-Cabardès, direction la mer au Portail de Nore via le GR 7 jusqu’au Roc de Peyremaux et le Col de la Salette, la forestière des Rives Hautes pour rejoindre Citou et son château du XVIème, montée par la route à Lespinassière et son château de XIIème, petit détour par les Soulanes de Nore et leurs superbes forestières vers le Col de la Croix de Sous en direction de Castans et de ses hameaux, puis Laviale, troisième ascension « du » Nore d’abord par la route vers Pradelles-Cabardès et la forestière des Douzes, dernière descente jusqu’à Mazamet … La première descente à travers la lande vers Fournès mise à part, tout le reste de la balade s’est fait sur de belles forestières. Quand elles sont fréquentées par les engins forestiers, ça peut coller un peu … Les Soulanes de Nore sont vraiment magnifiques, la descente du Citou caillouteuse mais superbe. Je le souligne toujours même si pour moi il n’y a rien d’extraordinaire à cela : des chasseurs très cordiaux croisés aujourd’hui, plusieurs battues étaient en cours, je m’arrête toujours pour discuter. Le ciel était nuageux mais dégagé le matin, la deuxième montée au Nore s’est fait dans la brume pour les derniers kilomètres et la troisième dans la nuit et un épais brouillard … C’est pourquoi nous sommes descendus par la route du Triby plutôt que le GR7 … Même si le ciel a été un peu couvert, quelques rayons de soleil ont été de la partie, les couleurs d’automne, avant que les feuillus perdent leurs feuilles, sont superbes … Gabriel, Julien et Albino étaient de la partie, merci à eux pour la compagnie et l’attente, Gabriel est parti plus tôt, Julien et Albino eux ont rallongé d’une dizaine de kilomètres pour descendre depuis Castans vers Cabrespine et remonter par la route puis la forestière des Douzes où ils m’ont retrouvé. Un beau chantier réalisé. J’étais parti le 15 novembre pour le faire sous le soleil et sans vent (conditions exceptionnelles), j’avais dû faire demi-tour en urgence après la première montée mais là j’étais parti d’abord via le Gr 7 vers Peyremaux, je l’ai fait aujourd’hui avec une pensée pour ma maman …
11:06
103km
9.3km/h
2,670m
2,670m
a day ago
Nice text, something tells me you might like Gwénaël David's little book "I am not a dragonfly".
Translated by Google •
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