About Loic
1,050 km
75:01 h
Recent Activity
Loic went for a bike ride.
July 28, 2025
Pour cette 13e et dernière étape, il me fallait rallier Lille depuis Taisnières-en-Thiérache. Une belle journée de 100 kilomètres m’attendait pour clore cette aventure extraordinaire. Le réveil fut un peu difficile : la journée de repos s’était transformée en véritable fête de famille chez mon cousin et ma cousine, à l’occasion de l’anniversaire de leur fille. On a bien mangé, bien rigolé, et surtout, j’ai revu des proches que je n’avais pas vus depuis plus d’un an. En fin de soirée, on refaisait le monde entre cousins, autour de quelques verres autant dire que le lendemain matin, le lit m’appelait encore ! Avant le départ, mon cousin a pris le temps de finaliser une pièce soudée en acier pour renforcer ma remorque : du solide, garanti maison ! (Merci encore à lui 😘) Après un bon petit déjeuner, ma cousine m’a donné des salades froides pour le midi sachant que la route ne garantissait pas la présence de restaurants, c’était une bénédiction. Après un test vélo/remorque improvisé avec mon cousin, je leur fais la bise, il est 9h40 : en route pour Lille ! La route était plutôt plate dans l’ensemble, hormis une belle montée dans Bellignies, juste avant d’entrer dans la forêt de Mormal. Quelques kilomètres plus loin, je passais déjà la frontière belge. Sur le RAVeL, en direction de Mons, j’ai trouvé un coin parfait pour ma pause déjeuner : pile à mi-parcours. Je me suis retrouvé entouré d’un groupe de cyclistes belges en route pour Paris autant dire que les discussions autour du repas furent animées et bienvenues. L’après-midi, le paysage devenait un peu plus varié, sans égaler tout de même les paysages des premiers jours. En longeant un plan d’eau au parc des Plaines de l’Escaut, j’ai eu la surprise de tomber sur l’arrivée d’une étape du Tour de Wallonie : voiliers, animateurs, hélico, foule… L’ambiance était incroyable. Je n’ai pas pris le temps de m’arrêter, mais j’ai tout de même salué l’hélico, au cas où je passerais à la télé belge par un heureux hasard ! 😅 Je filais ensuite vers Tournai, que j’ai eu plaisir à redécouvrir par un nouvel itinéraire. Juste le temps d’une photo sur la Grand-Place, et je reprenais déjà la route vers Lille, où mes parents, ma sœur, sa famille et une amie proche m’attendaient pour célébrer mon arrivée. Plus j’approchais, plus l’émotion montait. Les souvenirs défilaient dans ma tête : Mathieu croisé sur la route de Durtal, mes amis espagnols, le petit papi qui m’a aidé à traverser une départementale dangereuse en banlieue parisienne, sans oublier tous ces moments passés avec mes cousins, cousines, et amis croisés en chemin. En arrivant à Ronchin, ma sœur m’appela pour savoir où j’en étais je les imaginais déjà postés devant la maison, prêts à m’accueillir. Et à 100 mètres de l’arrivée… les larmes sont montées toutes seules. Face à ma famille réunie et heureuse, je craque. Mes neveux m’attendaient avec des cadeaux faits maison, casquette du Tour de France vissée sur la tête, t-shirt assorti tout y était. On a célébré ça autour d’une coupe de champagne. Ils étaient fiers, et moi aussi, je dois bien l’avouer. Et devinez quoi ? Je signe déjà pour l’année prochaine.
06:57
103km
14.9km/h
580m
690m
Loic went for a bike ride.
July 26, 2025
Pour cette 12ème étape, je me réveille tôt, désireux de profiter de mes hôtes après être arrivé la veille avec 5 heures de retard à cause d’une casse sur mon vélo. Nous partageons un agréable petit déjeuner, l’occasion d’échanger un peu avant mon départ. Ma cousine insiste pour que je reparte avec quelques crêpes et un morceau de gâteau, j’accepte finalement et j’ai bien fait, car une longue portion de chemin de halage m’attend, et aucun restaurant ne se profile à l’horizon pour le midi. Je quitte la maison à 10h20, direction Taisnières-en-Thiérache, à environ 70 km. Mon itinéraire débute par ce fameux chemin de halage emprunté la veille : cette fois, je peux enfin profiter du paysage à la lumière du jour, bien plus agréable qu’à la lampe de vélo. Vers 13 h, je savoure les crêpes et le gâteau de ma cousine : le réconfort est bienvenu. À 14 h, j’arrive à Origny-Sainte-Benoîte, connue pour sa grande usine de sucre issue de la betterave. Une odeur tenace flotte dans la ville. Je m’arrête à la boulangerie : aujourd’hui, je ne fais pas le difficile et prends un sandwich et un dessert, avant de remplir ma gourde et d’utiliser les toilettes. Sur la route de Guise, je décide de modifier mon itinéraire pour aller me recueillir sur la tombe de mes grands-parents paternels, cela me semblait être une évidence car bien que cela rallonge mon trajet de 20km j’ai énormément pensé à eux pendant ce road-trip et il m’aurait semblé inconcevable de ne pas leur rendre visite. Je n’ai malheureusement jamais connu ceux du côté maternel, partis trop tôt. Arrivé à Guise, je m’apprête à rejoindre l’Axe Vert de la Thiérache. Je l’avais déjà parcourue lors d’une cousinade : elle est agréable, sans montée, et s’étend sur 37 km le long de l’ancienne voie ferrée reliant Hirson à Guise. Mais, alors que je traverse la route, la fixation de la remorque lâche encore une fois. J’ai maintenant appris à garder mon sang-froid dans ces moments de tension. Je tente de réparer seul, mais il me manque une pince multiprise. J’avais hésité à l’emmener, mais, préoccupé par le poids, je l’avais laissée à des amis à Durtal, convaincu que je n’en aurais pas besoin. Heureusement, deux gars me prêtent l’outil et m’aident gentiment : ça change de Compiègne, où, même si les gens m’encourageaient, personne ne s’arrêtait pour aider. Remorque réparée, je repars sur l’Axe Vert. Je traverse le joli bocage de la Thiérache jusqu’à Sorbais ; d’après mon GPS, une grosse montée m’y attend. Je me prépare mentalement, bois de l’eau et mange une barre énergisante. En passant, des habitants voyants mon convoi me lancent un clin d’œil et me souhaitent bon courage : j’ai tout de suite compris que ce ne serait pas simple ! Je n’ai pas d’autre mot que “j’en ai bavé” : la côte est raide et longue, aucune pause possible. La route me mène jusqu’à La Capelle, où j’achète des fleurs pour la tombe de mes grands-parents. Je prends aussi une bouteille pour mon cousin et ma cousine, qui m’accueillent pour deux nuits. Une journée de repos bien méritée attend mes mollets. Après un crochet par le cimetière pour me recueillir et déposer la plante, je reprends la route. C’est vallonné et, clairement, je n’ai plus beaucoup de force dans les jambes : tout se joue sur le mental sur ces derniers kilomètres. Quand j’arrive chez mes cousins, je suis épuisé mais soulagé. Une bonne douche et un apéritif me remettent d’aplomb. Nous passons une excellente soirée. Pas de vélo ce dimanche : on fête l’anniversaire de ma petite cousine. Rendez-vous lundi pour le dernier récit, avec la dernière étape.
07:24
113km
15.2km/h
830m
730m
Loic went for a bike ride.
July 25, 2025
Pour cette 11ème étape, la mission était claire : atteindre Abbecourt, tout près de Chauny dans l’Aisne, où m’attendaient ma cousine et mon cousin (le frère de celui rencontré à Saumur lors de l’étape 4) pour le dîner. 140 km à avaler, un record pour moi le novice, surtout dans le relief de Senlis, avec la remorque, poids total 120 kg. Je savais d’avance que la journée serait rude, mais je n’imaginais pas encore tout ce qu’elle me réservait. Réveil à 7h, départ prévu à 8h. Le GPS annonce 10h de selle, ajout d’une pause d’1h pour le déjeuner, arrivée estimée pile à 19h pour l’apéro. Pratique, car je ne connais pas encore ma cousine par alliance, et avec mon cousin, comme son frère, on se voit rarement : cette soirée promettait d’en apprendre beaucoup sur eux. Petit-déjeuner copieux à Paris, derniers échanges chaleureux avec mon oncle et ma tante puis chargement des bagages ; départ réel à 8h30. Direction Dammartin-en-Goële, ville mignonne mais tristement célèbre à cause des événements de Charlie Hebdo : impossible de ne pas y penser en la traversant. Le soleil tape fort, la crème solaire du matin s’avère indispensable. Je croise un cycliste du coin qui m’aide à franchir une dangereuse départementale encore une fois, l’entraide rencontrée sur mon trajet me touche. Je passe sous le couloir aérien de Roissy, impressionné par le contraste entre ces paisibles villages et le vacarme des avions au décollage et à l’atterrissage. J’en profite pour appeler mon meilleur ami dont l’anniversaire venait de passer et raconter mes aventures ; il hallucine du nombre de rencontres faites sur la route. Plus je pédale dans des coins tranquilles, plus les gens paraissent ouverts et bienveillants. Aux abords de Senlis, prévoyant d’y déjeuner, je me remémore que j’y avais déjà mangé lors d’un Lille-Paris en vélo il y a 2 ans. Senlis, connue pour son péage, cache en réalité beaucoup de charme. Un premier restau refuse de m’accueillir, dommage, un second accepte gentiment mon vélo et la remorque dans sa cour. Rechargement téléphone, batteries, je commence à être rodé. Menu du jour : saumon sur purée, très bon mais un peu léger vu la suite du trajet. Le redémarrage est difficile, la pause n’a pas redonné la force à mes jambes. Un coup de fil à ma cousine s’impose : je préviens de mon retard, sans doute arrivée vers 20h. Direction Compiègne : je traverse de grandes forêts, soulagement procuré par l’ombre alors que le soleil est à son zénith. À 6 km de Compiègne, sur piste cyclable, chute brutale : la tige reliant la remorque au cadre cède, heureusement sans mal mais avec des dégâts sérieux. Après quête d’une pièce de remplacement, le vendeur de Point P accepte de rouvrir juste pour moi, collègue en détresse. Retour à la remorque, 4 km plus loin… mais erreur de diamètre de tige filetée, et Point P a fermé. Je file chez Leroy Merlin à 5 km, achète la bonne pièce, frustré par le retard impliqué. À mon retour, mauvaise surprise : la remorque a été fouillée, caisses ouvertes, drapeau à terre. Je garde mon sang-froid, rien ne semble manquer. Travail de bricoleur : la roue tient à peine le temps de repartir, puis se désaxe à nouveau. Appel à la rescousse de mon cousin, qui avait déjà proposé son aide plus tôt (j’avais décliné, voulant finir par moi-même ce trajet devenu personnel autant que sportif). Cette-fois, il lui fallut 100 km aller-retour pour venir m’aider. Sur place, il m’aide, propose encore d’alléger mon chargement, mais je m’attache à tout garder : après tant de kilomètres, le vélo et la remorque sont plus que de simples objets. Ma réparation de fortune fonctionne enfin, il est 21h passées, je peux repartir, lui partageant ma position en direct via WhatsApp au cas où. La galère me fait arriver à 00h30, 15 km de plus au compteur à force d’aller-retour dans les magasins ! Heureusement, la météo reste clémente. Je dois m’alimenter en route : banane, pomme, barres vitaminées. L’eau se raréfie, je gère l’économie. En quittant Compiègne, la nuit tombe en forêt. Pour préserver ma batterie de lampe de vélo, je réserve ma lampe avant à l’apparition des phares en face ; l’arrière reste allumée en continu. Arrêt express dans une ville pour remplir la gourde, je fais un peu peur, plein de cambouis, débarquant tard, mais il reste deux heures de route! Barre énergisante avalée, je poursuis, observant à travers les fenêtres la vie nocturne des habitants alors que je pédale depuis plus de 10h. Les derniers kilomètres sont paisibles, le long des chemins de halage ; des animaux plongent dans l’eau à mon approche, impossibles à identifier mais probablement des rats musqués. J’arrive enfin à destination à 00h30, enfin réuni avec mes hôtes, une bonne douche et le partage de ce récit épique avant de filer, épuisé, vers le sommeil.
10:37
165km
15.6km/h
1,230m
1,230m
Loic went for a bike ride.
July 24, 2025
J’ai bien dormi malgré une forte pluie vers 3 heures du matin qui m’a réveillé. Cette pluie a persisté toute la matinée, me contraignant à prendre mon petit-déjeuner sous la tente. Grâce à la gentillesse des propriétaires, j’ai pu replier ma tente à l’abri sur la terrasse d’un chalet. Je suis reparti vers 10h en direction de Paris. Ayant vécu 15 ans dans les Hauts-de-Seine, j’avais pourtant oublié les pentes raides qui ont fait monter mon cardio pendant longtemps. J’ai ensuite emprunté la coulée verte depuis Massy jusqu’à la Gare Montparnasse, où j’ai retrouvé la Tour Eiffel, parfait spot pour une photo souvenir. Puis, j’ai continué vers l’agence Cedeo à Bagnolet pour revoir mon ancien directeur devenu un ami. Les kilomètres défilent mais je sens la fatigue dans les jambes. Arrivé vers 13h, j’ai savouré un bon repas sportif (merci encore ! 😘) tout en partageant avec lui les moments forts de mon périple. Enfin, je me suis dirigé vers Neuilly-Plaisance, où ma tante et mon oncle m’accueillent chez eux, comme au début de ce voyage. J’en ai profité pour laver mon linge et sécher la tente détrempée. Je me prépare maintenant à une bonne nuit réparatrice avant de repartir demain. Encore merci à eux 😘😘
03:37
51.4km
14.2km/h
490m
490m
Loic went for a bike ride.
July 23, 2025
Pour cette neuvième étape, j’ai bien dormi, malgré un réveil assez tôt, probablement à cause de mon horloge biologique. Mon voisin Cédric, avec qui je partage l’emplacement, toussait beaucoup, ce qui a sûrement contribué à mon réveil. Après avoir écrit le récit de la veille, je prends mon petit-déjeuner sous un ciel menaçant. Une fois terminé, Cédric me propose une dosette de café que j’accepte volontiers. Je presse le rythme, ne souhaitant pas partir sous la pluie. Je fais rapidement ma vaisselle et me brosse les dents. En sortant des sanitaires, je découvre qu’il pleut à verse. La tente étant installée sous des platanes, cela me permet de bénéficier d’un délai supplémentaire, mais je démonte vite la tente et range tout dans la remorque : maintenant je suis bien rodé à ce rituel. Je dis au revoir à Cédric, qui partage encore quelques confidences un peu lourdes, mais je préfère ne pas les écouter, car j’ai besoin de légèreté pendant ces vacances. Je prends la route en me fixant pour objectif de dépasser Étampes, ou mieux, d’aller plus loin afin de profiter d’une journée plus tranquille une fois arrivé à Paris. En chemin, je passe l’appel quotidien que je fais depuis presque le début de l’aventure à mes parents. Je ressens depuis quelques jours dans nos échanges que je les ai emportés aussi dans mon aventure et je capte leur fierté, ce qui me touche énormément. Je traverse Orléans rapidement pour continuer sur des départementales bordées de camions. La route est désagréable, le bas-côté souvent abîmé, ce qui fait mal au cul, et les camions me happent avec l’appel d’air qu’ils provoquent, ce qui a tendance à me faire avancer, mais il ne fallait surtout pas lâcher le guidon ! Après une quinzaine de kilomètres, je m’arrête pour manger. J’ai malheureusement pris la mauvaise habitude de ne rien réserver à l’avance, ce qui complique les pauses dans ces villages isolés. Je me restaure très bien et échange avec un autre cycliste. Il remet en question l’utilité de ma remorque achetée à Nantes et me conseille d’utiliser des sacoches pour mes prochains périples. Quant à la personne qui m’accueille au restaurant, elle paraît d’abord sèche, mais devient de plus en plus aimable lorsque je lui souligne plusieurs fois que son plat du jour est excellent. Du début à la fin, le repas est délicieux. Ce restaurant est atypique : toute sa décoration est en vente. À peine le temps de régler l’addition qu’une forte envie de dormir me prend, mais je refuse de céder à cet appel. Pour éviter l’erreur de la veille, je réserve un camping pour la nuit, même si le tarif me paraît excessif : 28 €, ce qui est nettement plus cher que mes tarifs habituels, autour de 9 €, sans doute l’effet de la proximité de la capitale. Je reprends donc la route vers Paris, avec l’envie d’arriver près de Massy pour profiter pleinement du lendemain. J’ai en tête de flâner dans la capitale, notamment au Trocadéro, pour immortaliser ce moment avec mon vélo et ma remorque. Après environ 90 km depuis Orléans, je remarque une montée raide sur mon application. Je me motive pour la gravir : celle-ci présente une pente à 8% sur 2 km, et je fais plusieurs pauses dans l’ascension. Le soulagement vient une fois au sommet, où m’attend une belle descente, éprouvante mais gratifiante. En approchant de Paris, l’urbanisation est évidente : on laisse les villages derrière soi pour pénétrer dans de véritables villes. Je profite de passer au pied d’un grand magasin Décathlon pour aller faire un check-up de mon vélo avant la suite de l’aventure. Mes pneus commencent à être pas mal usés avec le poids, et les vitesses, quant à elles, ont parfois du mal à passer. Le réparateur me dit que la chaîne et la cassette de vitesses étaient usées, en plus de mes pneus, mais que je pouvais finir mon aventure avant de faire les remplacements. Arrivé au camping, je détache la remorque, fais quelques courses, puis installe la tente sous une pluie fine. Après un bon repas et une douche, je me couche tôt pour être en forme demain et profiter pleinement de la journée à Paris.
06:49
108km
15.8km/h
650m
710m
Loic went for a bike ride.
July 22, 2025
Le réveil fut difficile en ce huitième jour : la nuit avait été courte, rythmée par de puissantes rafales de vent. Vers deux heures du matin, incapable de dormir, je me suis levé pour décrocher mon linge, miraculeusement sec grâce au vent — la seule bonne chose que j’en retiendrai, car il m’a empêché de trouver un sommeil profond et réparateur. Deuxième nuit consécutive à mal dormir… Néanmoins, à sept heures, je me lève, déterminé. Avec Axun et Joxe, nous avions rendez-vous à 8 h 30 pour le petit-déjeuner. Depuis l’aube, une obsession me tenaille : retrouver mon trousseau de clés perdu la veille. Sachant que le Carrefour City de Blois ouvrait à 7 h, je décide d’y retourner dès l’ouverture, motivé par le fait que ma remorque, quasiment vide, me faciliterait la route. J’emprunte exactement le même trajet que la veille, scrutant le sol dans l’espoir d’apercevoir mes clés, mais sans succès. Arrivé au magasin à 7 h 30, j’interroge la caissière. Au moment même où je lui parle, je la vois fouiller dans un vide-poche et en sortir enfin mes précieuses clés, qu’elle avait retrouvées sur le trottoir. Sans doute avais-je retiré le cadenas en partant, puis oublié de ranger les clés. Cinq remerciements plus tard, je m’offre un petit pain pour célébrer leur retour, même si j’en avais déjà prévu un pour le petit-déjeuner. Une petite récompense bien méritée ! La veille au soir, Axun et Joxe m’avaient expliqué qu’ils devaient impérativement rejoindre Orléans dans la soirée, le père de Joxe étant en fin de vie. Ils prévoyaient de prendre un train le lendemain vers Nantes pour rentrer au Pays basque espagnol. Profitant de l’heure qu’il me restait avant notre rendez-vous matinal, je demande à la caissière des conseils pour visiter Blois. J’explore la ville, fasciné par les escaliers décorés de fleurs, où peintures et véritable parterre semblent se mêler. Je retourne au camping, soulagé d’avoir récupéré mes clés. Joxe me demande aussitôt des nouvelles ; je lui réponds fièrement. Peu après, Axun sort à son tour. Juste avant le petit-déjeuner, un appel téléphonique grave retentit : Joxe apprend que son père est sur le point de partir. Ils décident d’avancer leur départ, et je les aide à acheter un billet de train pour Nantes, vélos inclus, dès l’après-midi. Pendant qu’ils partent à la gare faire la réservation, j’en profite pour écrire le récit de la veille et préparer mes affaires, car un groupe d’enfants s’installe à notre emplacement. À leur retour, je propose d’aller visiter le château de Chambord, et après hésitation, ils acceptent, désireux de profiter encore un moment avant notre séparation. Nous partons ensemble : eux sur leurs vélos à assistance électrique, moi avec mes jambes et ma fidèle remorque. Au château, nous optons pour une visite rapide : sandwich sur le pouce dans les jardins, puis découverte de l’intérieur. Pour ma part, ce qui m’impressionne le plus, ce sont la toiture sculptée et les escaliers, notamment le célèbre double escalier et celui dans la cour, où à chaque étage sa colonne centrale s’affine. Très fatigué mais décidé à rejoindre Orléans le soir même, j’accepte un double expresso offert par Axun et Joxe, et nous partageons une dernière conversation sur la terrasse du château. Chacun repart de son côté, avec la promesse de nous revoir un jour, peut-être pour découvrir la Normandie à vélo. Je quitte Chambord, prends une dernière photo du château depuis la forêt et reprends la route. Le contraste est saisissant : une heure plus tard, je longe une centrale nucléaire. À mi-chemin, je m’arrête dans une guinguette pour remplir ma gourde, déguster un verre de vin de Loire et une glace, savourant une dernière halte au bord du fleuve auquel je m’apprête également à dire au revoir. Je poursuis ma route, passe quelques appels, et recherche un camping à Orléans. Trois options : l’un fermé, l’autre trop excentré, le dernier complet, mais le réceptionniste accepte que je partage la parcelle d’un autre campeur. J’achète de quoi dîner et petit-déjeuner, puis propose à mon hôte, Cédric, de partager une bière en guise de remerciement. J’apprends qu’il vit là à la suite d’une rupture et qu’il essaie de repartir de zéro. L’échange est touchant. Je dîne rapidement, ravi à l’idée de me coucher enfin sans vent, sans pluie, et avec toutes mes affaires sous la main. Ce soir, je dormirai bien.
11:31
79.2km
6.9km/h
340m
310m
Loic went for a bike ride.
July 21, 2025
Réveil matinal à 4h, après une nuit agitée : impossible de dormir sur mes deux oreilles. J’entendais des bruits suspects, des « plouf » dans l’eau et des pas furtifs, ce qui n’a rien arrangé. Je me rassure en me disant que la nuit suivante sera meilleure, mais je retiens surtout la beauté intense du moment et la vue exceptionnelle, c’est aussi ça, le road-trip à vélo. Pour éviter de replier la tente sous la pluie, elle était plantée en lisière de forêt, juste à côté d’une piste cyclable, je me lève avant l’aube, laissant le petit-déjeuner pour plus tard. La nuit était totale, juste quelques rayons de lune et un ciel étoilé pour m’accompagner. À la lueur de ma lampe de vélo, je démonte la tente avec précaution pour emporter le moins de terre possible. Direction l’autre rive, vers Chenonceau et l’entrée du château, en traversant un pont encore désert. Vers 5h, alors que je me mets en route, les lumières du château s’allument. Un moment magique, rien que pour moi. Un vrai privilège. J’entre dans la ville de Chenonceau, totalement déserte sous une pluie fine. Je pars à la recherche d’un abri pour mon vélo et moi, pour patienter les quatre prochaines heures avant l’ouverture du château. J’en trouve un à côté de l’office de tourisme. Je m’y installe avec mon vélo, m’assois et profite de ce temps calme pour écrire mon récit de la veille et le publier. La fatigue me gagne, je m’allonge sur le sol, propre, couvert seulement de quelques feuilles mortes, et je m’endors jusqu’à 8h40. Il ne me reste plus que vingt minutes avant l’ouverture, alors je range mes affaires, achète mon billet, et fais une petite toilette rapide dans les WC à l’entrée du château. Un café, un passage à la poubelle pour les déchets du repas précédent, et je demande à l’hôtesse d’accueil si je peux recharger mes batteries externes, elle accepte avec le sourire. La visite commence, et le château me dévoile d’autres trésors. L’escalier orné jusque sous les plafonds, la cuisine, la grande salle surplombant l’eau… tout est magnifique. Je croise une employée et lui demande par curiosité si d’autres campeurs se sont déjà installés le long du canal pour profiter de la vue du château. Elle me répond que non, c’est un chemin communal, mais que c’est peu probable qu’on y reste longtemps sans être repérés. Je lui montre ma vidéo de la nuit, elle en rit, elle me dit que j’ai eu de la chance, et m’explique que si le château s’est illuminé si tôt, c’est qu’à cette heure les équipes de ménage étaient déjà à l’œuvre. Je termine la visite par les jardins, puis repars vers 11h, non sans accorder au château un dernier coup d’œil émerveillé, vraiment le plus beau de toute ma vie. Cap sur Amboise avec, pour fidèle compagne, la pluie. À l’office de tourisme, je recharge mes batteries et achète mon billet d’entrée pour le château. Sur place, le destin s’en mêle : je retrouve, pour la troisième fois du voyage, ce couple d’Espagnols croisé à Langeais et à Villandry ! On décide de visiter et de manger ensemble, puisqu’on partage la même envie de découverte et le même objectif du soir, Blois. Le repas nous rapproche : elle s’appelle Axun, institutrice de 60 ans ; lui, Joxe, plombier indépendant de 59 ans, tous deux originaires d’Elizalde près de Saint-Sébastien. Nous réservons un camping pour partager les frais et l’électricité. Le château d’Amboise est superbe, mais il ne rivalise pas avec celui de Chenonceau, mon coup de cœur. Je choisis de les laisser explorer seuls l’après-midi et de les retrouver le soir au camping. Google annonce deux heures de trajet, mais il me faudra finalement trois heures et demie sous la pluie, à enlever et remettre sans cesse mon k-way. Un arc-en-ciel me redonne de l’énergie à dix kilomètres du but. Petit arrêt à Blois pour faire quelques courses, puis j’arrive au camping à 19h58, juste avant la fermeture. Je monte la tente de plus en plus rapidement ! , prends une douche chaude et lave à la main mes affaires, espérant qu’elles ne s’envoleront pas par ce vent tempétueux. Apéritif et dîner tous ensemble, mais je constate qu’à la fin du repas, mes clés de cadenas ont disparu, leur dernière utilisation remontant au Carrefour City de Blois. La nuit est difficile. Épuisé, mais contrarié par mes clés perdues, inquiet pour mon linge et la sécurité de ma tente sous un vent violent, j’ai du mal à m’endormir.
04:04
58.1km
14.3km/h
430m
420m
Loic went for a bike ride.
July 20, 2025
Je suis réveillé aux premières lueurs du jour, non pas par le chant des oiseaux, mais par la pluie battante sur la toile de ma tente. Je laisse filer le temps, écris le récit de la veille et déjeune, espérant une accalmie. Les heures défilent ; dehors, l’averse persiste. Certes, la région manquait d’eau, mais ce matin, c’est mon départ pour Villandry qui prend du retard. J’opte pour la méthode : je range minutieusement mes affaires dans des caisses en plastique, puis j’enfile mon k-way pour aller jeter les poubelles et récupérer mes batteries rechargées gratuitement à l’accueil. Si l’électricité au camping gonfle le prix de 8 € à 14 €, la prochaine fois, je tenterai de m’arranger avec des voisins camping-caristes qui ont tous l’option… On apprend tous les jours sur la route. Un couple en camping-car, originaire de la Somme, m’invite à partager un café. Nous parlons des prochaines étapes malgré la pluie qui, enfin, s’arrête. Un coin de ciel bleu apparaît : l’occasion d’ouvrir la tente pour tout faire sécher. Je commence à transférer mes caisses dans la remorque. À 10 h 30, à peine la tente démontée, l’averse redouble ! Secouru par un cycliste espagnol et sa femme, également en voyage sur la Loire à vélo, je plie rapidement le reste du campement, en rangeant tout un peu à la va-vite. Dernier salut, premiers rayons : ça me rappelle mon histoire de poncho lors de la troisième étape ! Je pars enfin sous un grand ciel bleu vers le château de Villandry, à 10 km de là. L’asphalte fume sous le soleil – la pluie s’évapore déjà. Arrivé au village, j’achète un sandwich et décide de le déguster dans le parc, histoire de gagner du temps sur la visite. Le jardin est superbe, les fleurs taillées en motifs géométriques : je crois n’avoir jamais vu l’équivalent ailleurs. De la terrasse du belvédère, j’aperçois soudain mon voisin espagnol, sourire aux lèvres : hasard heureux de la route. Je repars pour Tours et visite la ville à pied, VTT bien sécurisé par deux antivols. Un touriste anglais m’alerte : la veille, son vélo a été volé à ce même endroit. Une autre touriste de la terrasse voisine me rassure en promettant d’y jeter un œil, mais l’inquiétude reste. Je choisis finalement de sillonner le vieux Tours à vélo, charmé par ses rues. En début d’après-midi, je fais escale à l’Auchan pour acheter de quoi dîner et petit-déjeuner (dimanche oblige, pas grand-chose d’ouvert…). Mon objectif : bivouaquer au pied du château de Chenonceau. J’ai 25 km à parcourir. À Bléré, à 3 km du but, j’achète deux bières dans un restaurant pour mon apéro du soir face au château, sur les conseils enthousiastes du gérant. Arrivé près de Chenonceau, je trouve l’endroit rêvé : un coin de terre, sans gêner les passants, avec la plus belle vue possible. J’installe vite la tente, prends soin de ne pas la salir, et savoure mon apéro en filmant une courte vidéo pour mes proches. La nuit tombe ; je guette la pluie annoncée pour le lendemain matin : il faudra lever le camp tôt. Mais l’excitation du lieu et quelques bruits mystérieux dans la forêt retardent mon sommeil.
04:22
69.1km
15.8km/h
360m
360m
Loic went for a bike ride.
July 19, 2025
Départ ce matin, laissant mes cousins derrière moi vers 9h : désormais, l’aventure prend une toute nouvelle dimension. Plus de toit ni famille, ni ami pour m’accueillir avant plusieurs centaines de kilomètres, la tente va devenir mon refuge, et la météo s’annonce pleine de surprises (pluies pile poil pour mes nuits en camping, évidemment…). Je retrouve ma route, traverse Saumur puis file en direction de Chinon. En chemin, fidèle au rendez-vous, la Loire m’accompagne une fois encore : impossible de ne pas la considérer comme une amie de voyage ! Plus loin, après avoir traversé le fascinant village troglodyte de Turquant (photos à l’appui), je fais une pause à Candres Saint Martin, là où la Loire et la Vienne unissent leurs courants. La route se déroule paisiblement, plutôt plate jusque Chinon. J’en profite pour téléphoner à quelques proches, et même à d’anciens collègues : petite parenthèse nostalgie. Certains n’habitent malheureusement pas aussi près d’Orléans que je le pensais, cela m’aurait bien dépanné pour une halte lors d’une future étape, mais tant pis. Chinon m’accueille avec ses rues presque désertes. Je déjeune au restaurant puis visite rapidement la ville : superbe vue depuis les rives de la Vienne, mais un brin moins d’éclat de l’intérieur, à mon goût. Il est temps de repartir à vélo, gravir la ville, atteindre le plateau et retrouver une piste cyclable serpentant parmi les champs et petits villages. Une heure plus tard, après avoir laissé le soleil me dorer sans excès, la Loire réapparaît, fidèle et majestueuse. Je mets le cap sur Ussé : le château de la Belle au bois dormant, que j’aperçois au loin depuis un carrefour, un vrai décor de conte. Je visite rapidement, le temps file, et je n’ai ni repas pour ce soir ni camping réservé ! Dernier défi : avancer un maximum vers Villandry avant l’arrivée de la pluie prévue la nuit prochaine. Je m’arrête à Langeais : coup de chance, un magasin est ouvert pour quelques courses et je trouve un camping communal qui sort à peine de l’abandon. Surprise : la gérante, adorable, vient comme moi de Lille et a fréquenté le même lycée que moi. Le monde est décidément tout petit !
04:59
76.5km
15.4km/h
490m
500m
Loic went for a bike ride.
July 18, 2025
Étape du jour : cap sur Saumur, avec un objectif : arriver pour midi pile, histoire de partager le déjeuner avec des amis. Impossible d’être en retard, surtout avec un bébé à table ! Pour avaler les 57 km qui me séparaient de Saumur, j’ai donc programmé le réveil à 5h45 – une violence – pour espérer partir à la fraîche à 7h. Dès les premiers kilomètres, la fraîcheur du matin me réveille : quelques silhouettes croisées, dont des jeunes, l’air joyeux, sûrement en retour de soirée. Ambiance contrastée… Rapidement, une goutte, puis deux, puis une vraie averse ! Au début, ça rafraîchit et on se dit que ce sera vite sec. Mais quand tu te retrouves à tester, sous la pluie torrentielle, un poncho Action à 0,89 €, tu relativises. Le temps de m’équiper, la pluie s’arrête : scénario parfait pour me faire rire de moi-même. J’avais aussi envie de répondre à une interrogation qui me trottait en tête depuis plusieurs jours : combien pèsent ce vélo, la remorque et tout mon paquetage ? Je songe même à appeler un ferrailleur pour pouvoir grimper sur une balance à bascule… mais, au fil du trajet, je reporte mon enquête. Vers le 10ème kilomètre, traversée d’une forêt : soudain, une biche et son faon surgissent. Instant furtif : à peine le temps de les admirer, ils s’enfuient déjà, pas de photo, juste le souvenir. Plus loin, une seconde biche s’enfuit dans les champs de maïs. Un peu après, je croise Mathieu, cycliste allant dans le même sens : discussion spontanée. On réalise qu’on vise tous les deux Saumur. Nous pédalons ensemble, partageant efforts et discussions. Mathieu doit ensuite faire le trajet en sens inverse… jusqu’à Nantes, son point d’arrivée ! Passage devant une usine de champignons : miracle ! Je repère une balance à bascule. Je demande à un employé, qui accepte de peser l’ensemble : verdict ? 120 kg pour moi (vélo, remorque, bagages et moi-même inclus), alors que Mathieu, plus costaud, plafonne à 100 kg. Pas étonnant que chaque côte me semble une montagne ! Arrivée à Saumur à 11h45 : mission accomplie. Un matin dense, ponctué de belles rencontres – humaine, animale, et mécanique ! L’après-midi, pizza méritée, balade dans la ville, puis visite d’une cave. Pour finir cette journée, je retrouve mon cousin et ma cousine aux Ulmes, à 11 km de Saumur. Une soirée rare et précieuse à discuter, partager un barbecue, rattraper le temps. Merci à eux pour leur accueil, leur générosité et ces moments chaleureux jusqu’à tard dans la nuit.
03:41
57.1km
15.5km/h
360m
340m
Incredible! I'm so proud of you, Loic, for your courage, determination, and physical strength.
Translated by Google •
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