C'est en 2010 que Razel met un premier pied dans le sport, ou plutôt une première main, puisqu'il est un membre actif du club de handball de Poligny de ses 11 à 17 ans. Impulsif, joyeux mais ferme, c'est dans ce premier chapitre sportif de sa vie qu'il découvre et apprivoise maladroitement son métabolisme caméléon. Sport, matchs, bière, substances prennent peu à peu place dans sa vie, donnant lieu à un équilibre troublant. Post-puberté, Razel découvre la pratique du trail : une discipline minimaliste et intense qui correspond sur mesure à l'évacuation de sa testostérone fraichement produite dans son corps encore éphèbe. Le trail occupe une partie de sa jeune vie d'adulte, jusqu'à une découverte majeure : le cyclisme.
Inauguré sur un assemblage maladroit d'aluminium sur les routes du Doubs, Razel est rapidement saisi par l'envie de plus, il investit donc dans son premier vélo mythique : le Cyfac, monobloc de carbone frêle mais très très joueur. C'est ensuite aux côtés de Krep qu'il réalise sa première itinérance à vélo, sous la forme bien connue du bikepacking. Aujourd'hui, en parallèle de ses activités carbonique, il a réinvestit dans l'aluminium à travers un vélo de Gravel d'une marque qu'on ne citera plus.
Aillant rejeté de son train de vie tabagisme régulier et substance extrêmes pour se consacrer pleinement au sport mais sans, somme toute, un gout unique pour le "décalé", on dira que Razel s'est doucement grenoblisé; maintenant disciple d'une philosophie bien propre à la capitale des Alpes : le caméléonisme.