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Marcel DUPOMMIER

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Map data © OpenStreetMap contributors
About Marcel DUPOMMIER
Je fais parfois des voyages à vélo et je les écris, parfois.

medium.com/@marceldupommier

Distance travelled

3,067 km

Time in motion

173:14 h

Recent Activity

and others planned a gravel ride.

November 24, 2025

Finistour Winter Edition

07:00

95.9km

13.7km/h

870m

870m

Map data © OpenStreetMap contributors

and went gravel riding.

September 20, 2025

02:42

46.9km

17.4km/h

330m

350m

, , and others like this.

and planned an adventure.

September 17, 2025

02:17

45.6km

20.0km/h

200m

200m

Map data © OpenStreetMap contributors

and went gravel riding.

September 16, 2025

01:45

35.8km

20.5km/h

300m

300m

and like this.

planned a mountain bike ride.

September 16, 2025

01:47

33.7km

19.0km/h

170m

170m

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and others planned a mountain bike ride.

September 16, 2025

01:46

33.4km

18.9km/h

170m

170m

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went gravel riding.

September 13, 2025

01:33

31.4km

20.2km/h

290m

240m

likes this.

planned an adventure.

September 13, 2025

01:33

32.8km

21.2km/h

120m

120m

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went gravel riding.

August 27, 2025

Le soleil me réveille et me fait réaliser que mon téléphone est à plat, je le branche et me rendors. Aujourd'hui je n'ai pas d'horaire pour arriver au camping, je rentre chez moi. 9h00, 9% de pente, je ré-évalue à la baisse ma lucidité d'hier quand j'ai tracé ce chemin. 3km plus loin, je bois un café, après tout, je suis pratiquement arrivé. Les départementales vallonnés et chemins agricoles cassants que j'empruntent achèvent de me réveiller, ca change du chemin de halage, je ré-évalue ma lucidité d'hier à la hausse. Une buse me dépasse, quelques mètres au dessus de moi, puis vole à ma gauche en m'observant d'un oeil vif. Je me demande si j'ai l'air d'un mulot. Il lui manque une plume, la même que celle que j'ai vu dans un chemin plus tôt, blanche rayée de gris. Je rencontre la Loire à Champtocé, ou je fais un pause sur une petite île pour la regarder dans les yeux. Le soleil peine à traverser les nuages blancs qui me donnent une impression de septembre. Je mets un peu d'huile sur ma chaine qui fait du bruit et me rends compte que ce gling gling qui me rend fou depuis hier est explicable : ma cassette est complètement desserée. Je considère que ce n'est pas un drame, puisque je n'ai pas d'autre choix. Quand même je me demande si je vais abimer quelque chose. Je retrouve les pistes roulantes de la loire que j'adore. L'idée de rentrer m'excite, à la limite de la folie et je fonce à travers les arbres vers chez moi. À Ingrandes je fais un arrêt pour regarder le pont, je sirote un breizh cola à son pied pendant que le vent forme des vaguellettes à contre courant sur la Loire. Les nuages ne se distinguent plus que par leurs ombres sur un ciel blanc de septembre. Tout ceci donne un air Finistérien à la Loire, qui me plait. Le dernier fleuve sauvage de France. Je passe en sortant d'Ingrandes par un sentier minuscule dans lequel à plusieurs reprises j'hésite à passer à pied, je passe à vélo, c'est décidément une belle journée. Je fais fuir deux chevaux en passant, ils doivent comme moi avoir une aversion pour les cassettes bruyantes. Retour sur les pistes, je donne tout. L'idée de rentrer me confère une vigeur nouvelle, à la limite de la frénésie, je regarde Saint Florent le Viel d'en bas pendant que le gravier craque, puis j'évite quelques ronces avant d'atteindre Ancenis. Je bois un autre café, au moment de m'asseoir, je remarque un scarabée vert irisé dans la chaise que je voulais. Je m'asseoit à coté de lui, je regarde le pont, le vent a durcit, on est mi-septembre désormais. Je repars pour Oudon, je n'ai pas besoin de faire de pause mais je m'arrête dans le café au pied du donjon, en souvenir de toutes les fois ou je suis passé ici, de tous les voyages dans lesquels ca a été une étape. Je regarde d'autres voyageurs passer et je me souviens de l'époque ou moi aussi, j'attachais une tente deux segondes avec quatre tendeurs sr mon porte bagages arrière. Que de chemin parcouru. Le ciel devient menaçant, je ferais mieux d'avancer. Le chemin est neuf après Oudon, c'est très agréable et ca me permet d'aller vite. Je regarde avec sympathie passer les points de Mauves, puis Touaré. Au niveau des maraichers je me souviens en voyant le sable sur la route d'un jour de pluie ou faute de garde boue, j'y ai laissé ma chemise. Viennent ensuite la guinguette, le ferrailleur, puis Nantes. Je réalise à peine, errant dans mon quartier, convert de pourrière des pieds à la tête, alors que tout est normal ici. Je suis heureux, j'ai fait un beau voyage.

04:30

94.5km

21.0km/h

630m

630m

, , and others like this.
August 28, 2025

Well done, have a great trip. It's well written and a pleasure to read.



We almost wish it wasn't just on Komoot :)

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went gravel riding.

August 26, 2025

Aujourd'hui pour la premiere fois de ma vie je pars le premier du camping, grosse journée qui s'annonce. Partir tôt a ses avantages, je croise un écureil dans le sentier en partant, alors que la lumière du matin dessine des rayures orange sur le gravier blanc. Tout ce que j'ai monté hier, je le descends aujourd'hui, le long de voies vertes et de chemins de halage, il y a eu beaucoup de kilomètres gratuits. Le ciel se couvre et je vois des feuilles jaunes par terre, j'ai l'impression de déja être en septembre, un petit matin frisquet, privilégié, dans la forêt. J'aurai bien aimé un café quand même, je passe par plusieurs villages mais toutes les portes sont closes, certaines depuis des années au vu de leur état. Je dois attendre Mayenne pour avoir un café, comme il est 11h20 je mange dans la foulée, et j'achete quelques provisions, je pense avancer au maximum et bivouaquer ce soir. Entre Mayenne et Laval je commence à me lasser des chemins de halage, une écluse par ci, un banc par la, le gravier est gris ... je fais une pause. Ma serviette a fini de sécher, je la range. En arrivant à Laval je suis surpris de ne pas trouver de café au bord de la rivière, je vais pas aller "au bureau" quand même ! Je creuse et trouve tartine et rustine, c'est pour moi, je prends un perrier et le regard dans le vide j'avale deux barres de céréales. Je me dis qu'à la vitesse ou je vais je peux faire 160km facile. Facile. Alors je repars, le gravier a changé de couleur et j'avionne le long de la Mayenne - le fleuve, pas la ville - les écluses ont changé de modèle : il y a une cascade en demi cercle sur le bord de laquelle des mouettes trempent les pieds. Je les observe un instant, elle vivent leur vie de mouette, un coup de bec à celle ci, une chasse aérienne sur cette autre ... et je vis ma vie de voyageur, je repars. À une autre écluse je regarde un bateau passer, le capitaine est reconnaissable à sa casquette, je souris. Infatigable la Mayenne continue de couler, et moi de rouler. Mon esprit vagabonde pendant que mes jambes dessinent frénétiquement des cercles. Parfois je perds complètement le fil et découvre d'un coup que je suis là, à pédaler. À d'autres moments je ressens chaque douleur de mon corps crispé dans les barres, j'essaie de me détendre, ca va mieux. Je crois que je m'ennuie, je me reproche de ne pas avoir étudié la trace d'assez près, de ne pas avoir ajoute un petit sentier engagé ça et là, un petit gravier agricole, plutot que fluvial, rien que pour changer ? Mais au fond je suis bien content d'avoir une journée facile, j'irai plus tard dans les bourbiers, reposé. Passés les 130km je commence à regarder chaque km passer, jusqu'a ce que komoot bloque à 149 ! Je me dis que les chiffres c'est pas si important, mais je ne trompe personne, surtout pas moi même, je voulais les 160 ! Je fais le deuil et arrive à la fermeture de l'acceuil du camping, bien sur on va vous trouver une place monsieur, me dit une dame gentille, qui a probablement lu ma déception performative sur mes sourcils froncés. J'ai bien fait de ne pas bivouaquer, je suis propre e pourrait finir demain. Direction la maison, Nantes !

07:04

149km

21.1km/h

1,050m

1,170m

, , and others like this.
August 29, 2025

The full story of the trip can be read here tinyurl.com/lamballe-nantes

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