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PatrickAmr

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Map data © OpenStreetMap contributors
About PatrickAmr
Distance travelled

5,480 km

Time in motion

401:20 h

Recent Activity

    went cycling.

    about 4 hours ago

    Vélo

    01:43

    40.1km

    23.4km/h

    340m

    360m

    planned a gravel ride.

    about 4 hours ago

    02:34

    42.4km

    16.5km/h

    90m

    90m

    Map data © OpenStreetMap contributors

    went gravel riding.

    5 days ago

    31 décembre 2025. Dernier jour de l’année. Dehors, le ciel est bas, presque collé aux toits de Lille. Il fait autour de zéro degré et le froid est net, franc, sans discussion possible. Pas de pluie annoncée, mais je m’équipe comme toujours en hiver : prêt à encaisser un changement de météo. Aujourd’hui, je pars seul. Une sortie à la journée, pour finir l’année comme je l’aime : sur le gravel. L’objectif est simple : rejoindre le Mont Saint-Aubert, en Belgique, à quelques kilomètres de Tournai. Un tracé signé @Raul Rodriguez, que je remercie au passage. Le vélo est chargé léger, l’esprit aussi. Les dix premiers kilomètres servent de mise en jambe. Je traverse le centre-ville de Lille encore endormi, puis file vers la réserve naturelle du Héron. Les chemins sont roulants, presque indulgents. Le corps se réveille doucement, la respiration trouve son rythme. Le gravel glisse, fidèle, déjà bien dans son rôle de compagnon de journée. Rapidement, la ville disparaît. La campagne lilloise prend le relais. Direction Willems. Les chemins deviennent herbeux, souvent boueux. Ça ralentit, ça colle aux pneus. Je croise des promeneurs, leurs chiens, quelques cyclistes assez fous pour rouler par ce froid. On échange un regard, un salut. Solitude partagée, version hivernale. En sortant d’un hameau, scène improbable : une oie me course, visiblement peu ravie de ma présence. Je souris en appuyant un peu plus fort sur les pédales. Quelques kilomètres plus loin, au kilomètre 21, j’entre sur un secteur pavé du Paris-Roubaix. Le vélo vibre, les bras encaissent. À Blandain, le monument aux morts me ramène brutalement à l’histoire. Le temps ralentit. Je poursuis jusqu’au canal de l’Escaut. Juste avant de le franchir, je m’arrête quelques minutes devant une reproduction de la Sainte Vierge de Lourdes. Pause silencieuse. Puis je traverse par une écluse. En face, la montée vers le Mont Saint-Aubert se dessine. 142 mètres d’altitude. Rien d’extraordinaire sur le papier, mais dans le froid et la boue, chaque pourcentage compte. Pavés, chemins gras, puis des passages à 9 %. Les jambes répondent bien. Le souffle est plus lourd, la fatigue commence à s’installer, calmement. Là-haut, je croise de nombreux traileurs. C’est le seul relief du coin, tout le monde converge ici. Petite pause au sommet, près d’une crèche de Noël et d’un monument aux morts. Le froid me rappelle vite à l’ordre. Je repars vers Tournai par des sentiers roulants. La cathédrale apparaît, massive, presque irréelle. Sur la grand-place, le marché de Noël est encore là. Je m’arrête pour un chocolat chaud. La chaleur me traverse instantanément. Exactement ce qu’il fallait, parce que le retour s’annonce long. À la sortie de Tournai, le rythme chute. Pendant près de dix kilomètres, je roule sur des pistes boueuses, les unes après les autres. Heureusement, le froid a figé une partie des flaques. Par endroits, la terre est dure et porte le vélo. Ailleurs, c’est la lutte. Je chute en tentant de franchir un sillon. Rien de grave. J’étais déjà au ralenti. Me voilà juste un peu plus boueux, un peu plus marqué. Le vélo peine, la boue s’accumule. Et pourtant, c’est exactement pour ça que je suis là. Le gravel dans sa forme la plus honnête. En repassant en France, au nord de Wannehain, les chemins s’élargissent. Je longe une ligne de blockhaus, vestiges silencieux d’un autre temps : la Chapelle aux arbres, construite entre 1937 et 1939 pour renforcer la ligne Maginot. Avec ce ciel bas, l’instant est hors du temps. Le retour vers Lille se fait par le boulevard de Tournai, en passant devant le stade Pierre-Mauroy. Le froid est plus piquant encore. La fatigue est bien installée. Je rentre vers 14 h, vidé mais heureux. Nettoyage du vélo, dernier geste avant de refermer l’année. Bilan simple, sans fioriture : 1 092 km et 13 500 D+ en 2025, entre soleil caribéen et hiver du Nord. Une sortie en solitaire. Du froid, de la boue, du silence. Une belle façon de terminer l’année.

    03:42

    77.1km

    20.8km/h

    1,020m

    1,010m

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    1. 5 days ago

       Thank you for the diagram. It's impeccable.

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    went gravel riding.

    December 22, 2025

    Voilà un parcours gravel qui ne se contente clairement pas de pistes blanches bien roulantes. Ici, les terrains s’enchaînent et ne se ressemblent pas : des secteurs pavés, des chemins cavaliers bien gras, des layons boueux qui, en cette saison, semblent parfois plus adaptés à un cheval ou à un VTT qu’à mon gravel. Et pourtant… j’ai adoré. Clairement, j’y reviendrai. Le départ se fait tranquillement le long de la Deule, par le chemin de halage. Le rythme est calme, presque contemplatif. Les jambes tournent sans forcer, le corps se met en route. Jusqu’à l’entrée du parc de la Gîte, qu’il faut traverser avant de replonger dans quelque chose de plus sauvage, plus brut. La trace bifurque ensuite sur des chemins cavaliers, bien marqués par l’humidité de la saison. La boue est omniprésente. Ça glisse, ça colle aux pneus, ça oblige à rester concentré à chaque instant… mais c’est exactement pour ça que je suis là. Le rythme baisse, l’attention monte. Direction Erquinghem-Lys, avec une pause qui vaut vraiment le détour autour du kilomètre 30 : le cimetière militaire des Armées Alliées. Le contraste est saisissant. Après l’effort et le bruit du terrain, le silence. Un moment hors du temps, qui invite naturellement à lever le pied et à remettre la sortie dans une autre perspective. En arrivant sur Erquinghem, un nouveau chemin — toujours aussi boueux — longe la voie ferrée avant de rejoindre la route qui traverse le village. Une fois la Lys franchie, le parcours retrouve un certain calme en longeant le canal en direction d’Armentières. Le pédalage devient plus régulier, presque hypnotique. Et là, en toile de fond, la brasserie Motte-Cordonnier se dessine. Un repère visuel fort, une belle façon de conclure cette portion, entre patrimoine, eau tranquille et jambes déjà bien marquées par la boue. La troisième partie du parcours bascule en Belgique et longe l’ancienne ligne de front de 1916, près du village de Ploegsteert. Ici, l’Histoire est partout. Winston Churchill, alors lieutenant-colonel au 6ᵉ bataillon des Royal Scots Fusiliers, y avait installé son poste de commandement. La trace emprunte des chemins boueux et des routes étroites à travers cette campagne qui porte encore les traces et le souvenir des tranchées de la Grande Guerre. Autre lieu, autre époque, autre silence. Un peu plus loin, presque par hasard, une stèle attire l’attention : celle du sergent aviateur Joffre Roland Ribout. Pilote de chasse canadien au sein du 122 Squadron, il est abattu en 1942 alors qu’il escortait le raid aérien Circus 157. Un instant suspendu. Le vélo à l’arrêt, le regard posé sur la pierre, et le poids de l’Histoire qui revient, simplement. Après un nouveau passage de la Lys à Frelinghien — et un arrêt salvateur à la boulangerie — la route reprend, alternant routes secondaires et chemins encore bien gras. Peu à peu, les illuminations de Noël de Lomme puis de Lambersart viennent accompagner les derniers kilomètres. Une fin de journée douce et contrastée, après une sortie exigeante, boueuse, mais profondément marquante. De retour à la maison, le vélo a eu droit à un bon nettoyage. Il est déjà prêt à repartir, pour aller découvrir de nouveaux sentiers.

    03:02

    70.5km

    23.2km/h

    480m

    480m

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    went cycling.

    December 13, 2025

    Belle sortie en Belgique: au bilan 89km, 20?rouleurs de la @team Gravel Lille, un des 3 monts (comme la bière), 2 biking bars, la visite de Ypres, une chute à vélo avec évacuation aux urgences en Belgique, une crevaison, Bref, 6h pour faire 89km…. Et ma roue arrière qui perd de l’air. Je ne recommande pas la première partie de Lille à Armentière qui longe la route nationale. Une autre trace est à apprunter pour le début.

    04:03

    89.4km

    22.1km/h

    980m

    980m

    likes this.

    went cycling.

    December 10, 2025

    00:10

    3.55km

    21.3km/h

    40m

    50m

    went cycling.

    December 10, 2025

    00:52

    20.3km

    23.6km/h

    230m

    210m

    went gravel riding.

    December 8, 2025

    Rouler de nuit et sous la pluie n’est pas simple. J’ai une bonne lampe mais je dois rajouter une frontale de casque. Et gare aux ornières, la chute est vite arrivée. Bref une bonne sortie tout de même.

    01:12

    25.7km

    21.5km/h

    310m

    320m

    planned a gravel ride.

    December 8, 2025

    01:25

    29.8km

    21.0km/h

    70m

    70m

    Map data © OpenStreetMap contributors

    went cycling.

    December 8, 2025

    00:42

    15.0km

    21.5km/h

    230m

    220m

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